Le président Félix Tshisekedi a annoncé une stratégie nationale ambitieuse pour contrôler et sécuriser les flux d’or en République Démocratique du Congo. Cette décision a été révélée lors du Conseil des ministres du 20 février, par le biais du ministre de la Communication, Patrick Muyaya.
Le président a souligné l’importance de l’or comme ressource stratégique pour les finances publiques et la stabilité économique du pays. Malheureusement, une part significative de la production échappe encore aux circuits officiels, privant l’État de recettes importantes.
Selon la note présidentielle, cette situation résulte principalement de l’exploitation artisanale prédominante, de la porosité des frontières, des différences fiscales avec les pays voisins et des réseaux informels de commercialisation. Ces failles entraînent des pertes considérables pour le Trésor public, une sous-évaluation des exportations et des risques de financement de réseaux illicites.
Pour inverser cette tendance, le président a chargé la Première ministre de développer et de mettre en œuvre une stratégie intégrée. Cette approche inclura de nouveaux mécanismes de traçabilité, la formalisation de l’exploitation artisanale, ainsi qu’un contrôle renforcé aux frontières et une harmonisation des systèmes fiscaux.
Le gouvernement s’organisera en collaboration avec plusieurs ministres, y compris ceux en charge de l’Intérieur, de l’Économie et des Mines. L’objectif est de reprendre le contrôle sur le secteur aurifère, d’augmenter les revenus publics et d’assurer que l’or congolais contribue au développement national.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large pour renforcer la gouvernance économique et combattre la fraude et la contrebande.




























