L’ambassade de France en République Démocratique du Congo a confirmé la présence d’officiers français à Kisangani. Ces militaires agissent dans le cadre d’un programme de coopération militaire, à la demande de Kinshasa. Leur déploiement, principalement auprès d’un bataillon jungle, vise uniquement la formation. Cette mission se poursuivra jusqu’à la fin mars.
Cette annonce fait suite à une controverse soulevée par une photo sur les réseaux sociaux, montrant un militaire avec le drapeau français. L’ambassade a ainsi clarifié la situation, affirmant que la présence d’officiers tricolores à Kisangani, où se trouve un des commandements militaires des FARDC, s’inscrit dans une coopération instaurée depuis 2021.
Selon l’ambassade, ces officiers sont chargés de former les soldats congolais aux techniques de combat défensif et offensif, à la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED) et au secourisme, avec un accent sur le combat en forêt équatoriale. Désormais, quatre bataillons jungle, chacun comptant environ 800 soldats, ont déjà bénéficié de cette formation.
Cette initiative répond à un besoin urgent, alors que les bataillons jungle des FARDC ont été fortement éprouvés lors des affrontements récents dans l’est du pays. En parallèle, les officiers français interviennent à l’école de guerre de Kinshasa. Cependant, Paris n’a pas envoyé de formateurs dans le cadre de l’initiative européenne pour la paix, cette tâche étant effectuée par des officiers belges à Kindu, auprès de la 31e brigade de réaction rapide des FARDC.






























