Dans huit jours, le Stade de France sera conquis. Deux fois de suite. Par un homme né à Kinshasa en 1977, qui a décidé à 20 ans de faire de sa vie une chanson, et qui a tenu cette promesse jusqu’aux étoiles.
Fally Ipupa sera le premier artiste africain à réaliser un double Stade de France. Les deux dates des 2 et 3 mai 2026 sont complètes depuis plusieurs semaines. 80 000 personnes. Deux fois. Ce n’est pas seulement un record. C’est une déclaration culturelle.
Sorti le 17 avril 2026, l’album “XX Delirium” a immédiatement dominé les plateformes de streaming africaines et européennes. L’album propose une palette sonore variée, oscillant entre rumba, zouk, R&B et influences urbaines, avec des titres comme “Adieu”, “Isoler” et “Petit cœur” en tête des écoutes.
La puissance vocale d’Angélique Kidjo sur “Just for you”, l’énergie afrobeats de Wizkid sur “Jam”, la sensibilité de Lokua Kanza sur “Bapaya”, chaque collaboration est un dialogue entre générations et géographies africaines.
Pour comprendre l’ampleur de ce moment, il faut se rappeler que le Stade de France est l’enceinte où la France célèbre ses victoires. C’est là que Zinédine Zidane a soulevé la Coupe du monde en 1998. C’est là que la France chante la Marseillaise les soirs de grande communion nationale. Y amener la rumba congolaise, musique née dans les bars de Léopoldville, portée au patrimoine de l’UNESCO, c’est dire que cette musique appartient désormais au monde entier, y compris au cœur de l’Europe.
Une seconde partie de l’album est attendue le 10 juin 2026, soit exactement 20 ans après la sortie de son premier album “Droit Chemin”. Fally Ipupa ne fait pas que fêter son passé. Il trace la route de son futur.



























