Quand un gouvernement réunit des ambassadeurs pour parler de football, c’est que ce football a dépassé le cadre du simple jeu. Ce jeudi 24 avril, à Kinshasa, une réunion s’est tenue entre les responsables congolais du sport et les chargés d’affaires des ambassades des États-Unis et du Canada, les deux pays coorganisateurs du Mondial 2026.
Le gouvernement congolais a réuni les chargés d’affaires des ambassades des USA et du Canada pour planifier les modalités de déplacement des délégations congolaises lors de la Coupe du Monde 2026. Visa, logistique, hébergement des supporters, transport des officiels et des joueurs, tout doit être planifié en amont pour une nation qui participe à sa première Coupe du monde depuis 52 ans.
Le gouvernement a également promis une prise en charge totale des supporters qui accompagneront les Léopards. Un retour historique après 52 ans d’absence.
Cette mobilisation gouvernementale dit quelque chose sur la signification politique de cette qualification. Pour Félix Tshisekedi et l’Union Sacrée, le Mondial est une opportunité rare : un moment d’unité nationale, de fierté collective, de projection internationale positive. Dans un pays où les nouvelles sont dominées par la guerre, les crises humanitaires et les tensions politiques, les Léopards sont un cadeau.
La Coupe du monde se tiendra aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Pour les supporters congolais qui voudront y assister, les obstacles sont nombreux : visa américain ou canadien, coût du transport, hébergement. Le fait que le gouvernement s’attaque à ces problèmes logistiques en amont est un signal positif même si on attend de voir combien de Congolais ordinaires auront réellement accès à ce rêve.




























