En République Démocratique du Congo, la saison agricole prend une tournure stratégique. Le président Félix Tshisekedi s’apprête à lancer officiellement la récolte de 40 000 tonnes de maïs produites par le Service national.
Un chiffre qui marque une progression nette. L’an dernier, la production s’élevait à 25 000 tonnes. Cette année, elle franchit un cap. Une montée en puissance assumée par les autorités.
Sur le terrain, tout est prêt. Le lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national, se veut rassurant. La récolte s’annonce abondante. Et de bonne qualité.
Ce projet s’inscrit dans la saison agricole 2025-2026. Il traduit une volonté claire : renforcer l’autosuffisance alimentaire du pays. Dans un contexte marqué par des défis économiques et sociaux, l’agriculture redevient une priorité.
Mais au-delà des chiffres, l’impact est déjà visible. En décembre dernier, des milliers d’étudiants de Lubumbashi ont bénéficié d’un appui direct. Au total, 16 000 sacs de farine de maïs ont été distribués aux étudiants de l’Université de Lubumbashi et de l’Institut supérieur pédagogique.
Un geste concret. Une réponse ciblée à la précarité étudiante.
Pour les autorités, cette initiative va plus loin. Elle vise à lutter contre l’insécurité alimentaire. Et à redonner un rôle central à la production locale.
Le lancement officiel de la récolte par le chef de l’État est très attendu. Il symbolise une ambition plus large : faire de l’agriculture un levier de stabilité.
En RDC, le maïs n’est pas qu’une culture. C’est un enjeu national.





























