La FECOFA : la commission électorale publie la liste définitive des candidats, Véron Mosengo-Omba seul en lice.
Ce résultat soulève des questions que le football congolais n’a pas le luxe de ne pas poser. Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football, est un profil bien connu dans les couloirs des instances sportives internationales. Son expérience administrative est réelle. Son parcours au sein de la CAF lui a donné une connaissance des rouages du football africain que peu de candidats peuvent revendiquer.
Mais une élection sans compétition réelle est une élection dont la légitimité sera questionnée. En démocratie sportive, comme en démocratie politique, la pluralité des candidats est une garantie de débat, de confrontation des visions, et de choix éclairé des votants. Quand une seule candidature franchit la ligne d’arrivée de la validation, c’est souvent le signe que des obstacles formels ou informels ont empêché d’autres prétendants de participer.
Ce scrutin sans suspense arrive au pire moment, ou au meilleur selon le point de vue : à quelques semaines du premier Mondial de la RDC depuis 52 ans. La FECOFA qui prend les commandes dans ce contexte a une responsabilité immense. Elle devra gérer la préparation finale des Léopards, leur logistique au Mondial, la communication autour de l’événement, et l’exploitation de cet incroyable capital médiatique pour le développement structurel du football congolais.
Mosengo-Omba aura les mains libres, au sens institutionnel du terme. L’enjeu est de savoir s’il aura aussi la vision, les ressources, et le soutien politique pour accomplir ce que ses prédécesseurs n’ont pas su faire : transformer le talent congolais en système.





























