Les propos de Modeste Bahati Lukwebo ne passent pas. Le deuxième vice-président du Sénat a critiqué l’idée de réviser la Constitution, un projet soutenu par le Président Félix Tshisekedi. Immédiatement, la colère gronde au sein de l’Union Sacrée de la Nation (USN).
Ce lundi 9 mars, son propre groupe, l’AFDC-A, s’est désolidarisé publiquement. Dans un communiqué, les sénateurs affirment que la sortie médiatique de leur leader « n’a jamais été validée » par le groupe. Ils l’invitent à « tirer les conséquences politiques qui s’imposent ».
Les membres du groupe réaffirment leur soutien total au Président Tshisekedi et saluent ses efforts pour pacifier l’Est du pays face aux attaques de l’AFC/M23.
Le bureau du Sénat avait déjà dénoncé samedi 7 mars ces déclarations individuelles, rappelant l’importance de la cohésion nationale et de la retenue.
Pour beaucoup d’alliés du Président, Bahati vient de franchir une ligne rouge. Certains sénateurs, menés par Dany Kabongo, ont même lancé une pétition pour exiger son départ du bureau du Sénat.
La question se pose désormais : un divorce politique est-il imminent ? L’AFDC-A pourrait-il se scinder ? Bahati pourrait-il perdre des partisans clés ?
La situation est tendue. Chaque déclaration est scrutée. Chaque geste pourrait redessiner l’Union Sacrée. Les prochains jours seront décisifs. La stabilité de la majorité présidentielle est en jeu.






























