Le ministère des Sports et Loisirs de la République Démocratique du Congo a fermement rejeté, ce mercredi 18 février 2026, les allégations de blanchiment d’argent et de corruption concernant le contrat de sponsoring conclu avec l’AS Monaco. Signé en juin 2025 pour un montant de 4,8 millions d’euros sur trois ans (1,6 million d’euros par saison), ce partenariat s’est retrouvé au cœur d’une controverse après des révélations du quotidien français L’Équipe.
Dans un communiqué publié ce même jour, le ministère a catégoriquement réfuté ces accusations. « Nous contestons avec la plus grande fermeté toute allégation de détournement de fonds, de blanchiment ou de corruption », peut-on lire dans le document.
Le ministère a également précisé que le transfert du dossier par le Parquet national financier (PNF) aux autorités monégasques est une simple démarche administrative. « Cet acte ne doit ni être interprété comme une mise en examen, ni comme l’ouverture d’une procédure judiciaire ou une reconnaissance de faits répréhensibles », a-t-il souligné.

Selon L’Équipe, le PNF a abandonné le dossier en raison d’un manque de « compétence géographique » après plusieurs mois d’examen d’une plainte déposée par l’avocat Me Hervé Diakiese, représentant deux citoyens congolais.
De son côté, l’AS Monaco a défendu son approche, affirmant avoir « pris toutes les précautions nécessaires avant de signer cet accord ». Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de diplomatie sportive appelée « RD Congo, Cœur de l’Afrique », lancée par le ministre des Sports Didier Budimbu, qui vise à renforcer la visibilité internationale de la République Démocratique du Congo à travers le football européen.




























