À l’occasion de la Journée mondiale de la protection civile, célébrée le 1er mars, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a lancé un appel ferme à l’unité et à l’action. Le thème retenu cette année, centré sur la gestion des risques environnementaux, met en lumière les défis croissants liés au changement climatique en République démocratique du Congo.
Dans son message, le responsable gouvernemental a estimé que la gestion des catastrophes ne peut plus se limiter à des interventions d’urgence. Selon lui, elle doit devenir un pilier stratégique de la sécurité nationale. Anticiper. Planifier. Investir dans la prévention. Tels sont les axes qu’il a défendus.
Le vice-Premier ministre a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de préparation, d’alerte et de réponse rapide. Il a également souligné l’importance d’infrastructures adaptées aux réalités climatiques actuelles. Routes, ponts, habitations et réseaux urbains doivent être conçus pour résister aux aléas naturels.
Son intervention intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des catastrophes. Plusieurs villes du pays font face à des inondations répétées. À Kinshasa comme à Kananga, des phénomènes d’érosion fragilisent des quartiers entiers. Les glissements de terrain et les pluies diluviennes provoquent régulièrement des pertes humaines et matérielles.
Pour Jacquemain Shabani, ces événements ne sont plus exceptionnels. Ils traduisent une vulnérabilité structurelle qui exige une réponse coordonnée. L’État, a-t-il affirmé, doit investir davantage dans la prévention afin de limiter l’impact social et économique des sinistres.
Au-delà de l’action publique, il a appelé les citoyens à adopter des comportements responsables. L’urbanisation anarchique, l’occupation des zones à risque et la déforestation aggravent les effets des catastrophes.
Le message est sans ambiguïté : la protection civile ne relève pas uniquement des autorités. Elle constitue un levier essentiel du développement durable. Face à l’intensification des risques climatiques, une mobilisation collective s’impose pour garantir un avenir plus sûr aux populations congolaises.



























