Au Mali, les rebelles du FLA ont pris le contrôle des camps militaires de Tessalit et d’Aguel’hoc le 1er mai, qui sont abandonnés sans combat.
Tessalit et Aguel’hoc. Ces deux noms résonnent comme des coups de tonnerre dans l’histoire militaire du Mali. Ce sont deux bases stratégiques du Grand Nord, à la frontière algérienne, que l’armée malienne avait repris lors de la reconquête de 2014. Les perdre sans combat, c’est dire que la présence de l’État malien dans ces zones est désormais nulle.
En Mauritanie, plus de 300 000 Maliens poussés à fuir leur pays par la guerre vivent dans des camps de réfugiés. Ces chiffres catastrophiques témoignent de l’ampleur du déplacement de population provoqué par l’insécurité croissante. Pour beaucoup, la chute de Tessalit et d’Aguel’hoc avive l’espoir d’un retour au pays si la junte cède. Pour d’autres, c’est la confirmation que le Mali s’enfonce dans un chaos durable.
L’Africa Corps russe, qui était censé garantir la sécurité de ces positions, s’est retiré. La promesse d’une Russie qui “reste et protège” vendue à Bamako comme alternative supérieure aux partenaires occidentaux montre chaque jour davantage ses limites opérationnelles réelles.




























