Bernadette Tokwaulu interpelle Donald Trump : “Les accords minerais contre sécurité ne doivent pas bafouer la Constitution congolaise.”
Cette prise de position d’une sénatrice congolaise à l’adresse directe du président américain est remarquable par sa hardiesse. Elle dit que des élus congolais ont compris quelque chose d’essentiel : le partenariat stratégique RDC-USA, centré sur les minerais critiques en échange d’un appui sécuritaire, ne doit pas devenir un instrument permettant au pouvoir en place de s’affranchir des contraintes constitutionnelles.
L’inquiétude exprimée par Tokwaulu est celle de nombreux observateurs : si les États-Unis ont besoin du cobalt et du lithium congolais, ils pourraient être enclins à fermer les yeux sur des dérives démocratiques internes à la RDC, pourvu que les minerais continuent de circuler. C’est une forme de complaisance que l’histoire des relations entre grandes puissances et pays africains riches en ressources a souvent produite.
Ce message adressé à Trump depuis le Sénat de Kinshasa dit que la société politique congolaise ne se laissera pas dicter ses choix institutionnels par ses partenaires économiques, aussi puissants soient-ils.




























