Il y a des chaises que l’on choisit d’occuper pour ce qu’elles signifient autant que pour ce qu’on y fait. Ce mercredi 13 mai, Félix Tshisekedi a pris place à la cérémonie de clôture du sommet Africa Forward à Nairobi, en présence d’Emmanuel Macron, de William Ruto, et d’une trentaine de chefs d’État africains.
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a pris part à la cérémonie de clôture du Sommet Africa Forward 2026, organisé à Nairobi, au Kenyatta International Convention Centre, en présence du président français Emmanuel Macron et de son homologue kényan William Ruto. Co-organisé par la France et le Kenya, ce nouveau rendez-vous diplomatique et économique consacré au partenariat entre l’Afrique et la France s’est tenu les 11 et 12 mai dans la capitale kényane. L’événement a réuni près de 4 000 participants, parmi lesquels une trentaine de chefs d’État et de gouvernement, des investisseurs, des responsables publics ainsi que des acteurs du secteur privé.
Pour la RDC, la participation de Félix Tshisekedi à cette rencontre internationale s’inscrit dans une stratégie de repositionnement diplomatique et économique visant à attirer davantage d’investissements et à renforcer la place du pays dans les grands projets africains liés à l’industrialisation et à la souveraineté économique. Kinshasa entend jouer un rôle moteur dans les débats stratégiques autour de l’innovation, de la croissance économique et du repositionnement géopolitique du continent africain.
La notion de “pays-solution” est centrale dans le discours de Tshisekedi depuis plusieurs mois. L’idée est simple : la RDC ne doit plus seulement être perçue comme un terrain de crise, mais comme un pays qui apporte des réponses aux défis globaux. La RDC possède 60 % des minerais critiques indispensables à la transition énergétique mondiale. Elle abrite le deuxième massif forestier tropical du monde. Elle dispose du plus grand potentiel hydroélectrique d’Afrique. Ces actifs, s’ils sont bien valorisés, font de la RDC un acteur incontournable des négociations sur le climat, l’énergie et les matières premières du XXIe siècle.
À Nairobi, ce positionnement a été entendu. La RDC porte la voix de l’Afrique à Nairobi sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, Thérèse Kayikwamba Wagner ayant défendu une représentation accrue de l’Afrique au sein des institutions multilatérales.
Ce qui se joue dans ces forums internationaux est une compétition pour les récits autant que pour les accords. La RDC qui se raconte comme une nation-solution, et non plus seulement comme une nation-problème, remodèle progressivement la façon dont ses partenaires la perçoivent. C’est un travail de longue haleine. Nairobi en est une étape.





























