À Kinshasa, la question de la place des jeunes dans la gouvernance s’impose de plus en plus dans le débat public. Le 1er mai 2026, une délégation de l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement a rencontré l’ambassadeur Kayumba pour porter un plaidoyer en faveur d’une participation accrue de la jeunesse aux sphères décisionnelles en République démocratique du Congo.

Conduite par son président, Mukenge Totoro, la délégation est venue présenter les grandes orientations d’une note stratégique visant à renforcer l’implication des jeunes dans la gouvernance, les mécanismes institutionnels et les processus de paix. L’initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation d’une jeunesse qui revendique désormais un rôle actif dans la gestion des affaires publiques.
Selon les participants, les échanges avec l’ambassadeur Kayumba ont été jugés constructifs. Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue à travers de prochaines étapes, dans l’objectif de structurer cette démarche de concertation et d’aboutir à des propositions concrètes.
La rencontre s’est tenue en présence de Jonathan Diosse, porte-parole du panel des modérateurs des jeunes issus des partis politiques de l’Union sacrée, de l’opposition, de la société civile et des confessions religieuses. Une configuration qui reflète la volonté d’inscrire ce plaidoyer dans une approche inclusive et transversale.
Au-delà de cette réunion, le message porté par l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement est clair : la jeunesse congolaise, majoritaire démographiquement, ne veut plus être reléguée à un rôle périphérique. Elle aspire à participer activement à la définition des politiques publiques, à la gestion des institutions et aux initiatives de consolidation de la paix.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et politiques persistants, cette revendication s’inscrit également dans une logique de renouvellement de la gouvernance. Pour ses promoteurs, intégrer davantage les jeunes dans les circuits décisionnels pourrait constituer un levier essentiel pour renforcer la stabilité, l’innovation et la légitimité des institutions.






























