Il y a des informations qui ne font pas la une mais qui transforment silencieusement un pays. Le déploiement d’infrastructures de télécommunications en RDC en est une. Ce mercredi 10 mai, deux annonces convergentes dessinent les contours d’une transformation numérique qui pourrait, si elle est bien pilotée, modifier profondément le tissu économique congolais.
Helios Towers représente une avancée numérique en RDC. Cet opérateur panafricain d’infrastructures de télécommunications, présent dans sept pays africains, est en train d’accélérer son déploiement sur le territoire congolais, multipliant les tours de transmission qui permettront d’étendre la couverture réseau dans des zones actuellement non desservies.
La France présentera lors du sommet Africa Forward un projet de 100 millions d’euros pour le déploiement de la fibre optique en RDC. Ce projet vise à connecter les entreprises congolaises au réseau mondial à haut débit, en ciblant en priorité les zones industrielles de Kinshasa, Lubumbashi et Matadi.
Ces deux mouvements disent une chose importante : la RDC commence à être perçue par les investisseurs comme un marché numérique sérieux. Un pays de plus de 100 millions d’habitants, dont une large majorité est jeune et de plus en plus équipée en smartphone, représente un potentiel de marché numérique considérable.
Mais le déploiement d’infrastructures ne suffit pas. Il faut aussi des compétences locales pour les exploiter, des régulations qui protègent les consommateurs, des politiques de prix qui rendent l’accès à internet abordable pour la majorité de la population, et une cybersécurité robuste pour protéger les données des utilisateurs. La connectivité est une condition nécessaire. Elle n’est pas une condition suffisante.





























