La République démocratique du Congo a présidé la 10 197ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations Unies, consacrée à l’examen des rapports du Secrétaire général sur le Soudan et le Soudan du Sud. Cette réunion a réuni les quinze membres du Conseil autour de deux des crises les plus préoccupantes du continent africain.
La séance s’est ouverte par un exposé de Mme Nazhat Shameem Khan, Procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), avant les interventions des membres du Conseil de sécurité et du représentant du Soudan. À l’issue des échanges, la magistrate est revenue devant le Conseil pour répondre aux observations des délégations.
Une présidence qui met en lumière la diplomatie congolaise
À la tête des travaux, l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, Représentant permanent de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies à New York, a conduit les débats au nom de la présidence du Conseil de sécurité.
Dans un contexte international marqué par des crises complexes, la conduite des séances du Conseil exige une maîtrise des procédures onusiennes, une capacité de dialogue entre délégations aux positions parfois divergentes et une attention constante au respect des règles qui encadrent les travaux de l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales.
La présidence assurée par la RDC témoigne de la confiance accordée à sa mission permanente pour diriger ces échanges dans le cadre des responsabilités tournantes du Conseil de sécurité.
L’expérience diplomatique au service du multilatéralisme
Diplomate de carrière, Zénon Mukongo Ngay représente la RDC auprès des Nations Unies à un moment où les défis sécuritaires internationaux nécessitent un engagement accru des États membres. Au cours de son mandat, il participe aux négociations portant sur les conflits, les opérations de maintien de la paix, les sanctions, la protection des civils et les questions humanitaires.
Des observateurs de la diplomatie multilatérale soulignent que la qualité de la présidence d’une séance du Conseil se mesure notamment à la capacité de garantir des débats ordonnés, d’assurer l’équilibre entre les délégations et de favoriser un dialogue constructif. Dans ce cadre, la présidence exercée par la RDC contribue à renforcer la visibilité de la diplomatie congolaise sur la scène internationale.
Au-delà de la dimension protocolaire, cette présidence illustre le rôle que peut jouer la République démocratique du Congo dans les enceintes multilatérales. Pour Kinshasa, il s’agit d’une occasion de participer activement aux réflexions sur les grandes crises internationales tout en faisant entendre la voix d’un pays africain confronté lui-même à d’importants défis sécuritaires.
Alors que les conflits au Soudan et au Soudan du Sud continuent d’inquiéter la communauté internationale, la participation active de la RDC aux travaux du Conseil de sécurité confirme sa volonté de contribuer aux efforts collectifs en faveur de la paix, du dialogue et du respect du droit international.




























