Ce lundi 15 juin 2026, le Sénat de la République démocratique du Congo se réunit en séance plénière pour examiner la loi sur le référendum constitutionnel, adoptée par l’Assemblée nationale le 9 juin. Un vote attendu avec une tension palpable tant dans les couloirs du Palais du Peuple qu’à l’extérieur, où les cicatrices du sit-in sanglant du 12 juin ne sont pas encore refermées.
Le Sénat a reporté sa plénière au 15 juin et attend le projet de loi sur le référendum adopté par l’Assemblée nationale.
Ce texte, porté par la majorité présidentielle, ouvre la voie à une révision constitutionnelle par voie référendaire, potentiellement en vue d’un troisième mandat pour Félix Tshisekedi. Les opposants, regroupés dans la coalition C64, le qualifient de coup d’État institutionnel. Les partisans du gouvernement le présentent comme un exercice de démocratie directe.
Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix, a appelé à faire barrage à un “régime de fait” après la répression du sit-in du 12 juin. Sa voix, respectée internationalement, pèse dans le débat public et dans les chancelleries étrangères.
L’Union européenne a exhorté les autorités congolaises à faire toute la lumière sur les incidents du 12 juin lors du sit-in de l’opposition.
Ce vote sénatorial du 15 juin est probablement le rendez-vous institutionnel le plus important de 2026 en RDC. S’il passe, le processus référendaire s’enclenche et rien ne pourra l’arrêter facilement. S’il échoue, la crise politique prend une nouvelle tournure. La RDC retient son souffle.



























