À Masisi, le calme est revenu à Bibwe au lendemain des affrontements entre les rebelles de l’AFC-M23 et les Wazalendo.
Ce calme relatif dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, ne doit pas masquer la fragilité de la situation. Ces affrontements entre le M23 et les milices Wazalendo qui sont censées combattre dans le même camp contre la rébellion illustrent une complexité opérationnelle que les armées régulières ont du mal à gérer : quand des alliés se tirent dessus, les civils pris entre les feux paient le prix.
Le territoire de Masisi est l’une des zones les plus meurtries du conflit congolais depuis des mois. Sept villages ont été vidés de leurs habitants entre avril et mai. Des dizaines de civils ont été tués. Des milliers de déplacés supplémentaires ont grossi les files interminables des camps humanitaires.
Cette accalmie à Bibwe ne signifie pas la fin des hostilités. Elle est une pause dans une dynamique de violence qui se nourrit de l’impunité, de l’absence de l’État, et de la frustration de populations qui n’ont jamais connu autre chose




























