La 17e épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo est différente de toutes les précédentes. Sa différence est dans son ADN viral : la souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe à ce jour ni vaccin homologué ni traitement spécifique.
Le 15 mai 2026, le ministère de la Santé de la RDC a déclaré l’épidémie dans la province de l’Ituri. Le 17 mai, l’OMS a déclaré une urgence sanitaire internationale. Au 20 mai, 51 cas confirmés, près de 600 cas suspects et 139 décès suspects avaient été signalés en RDC dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, notamment dans les villes de Bunia, Butembo et Goma.
Le directeur général de l’OMS s’est dit “profondément préoccupé par l’ampleur et la rapidité” de l’épidémie. Plus de 2 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et de rapatriés vivent dans l’Ituri et le Nord-Kivu, où les besoins humanitaires restent très élevés. Le HCR s’inquiète particulièrement des capacités sanitaires affaiblies par les conflits récents.
La souche Bundibugyo a la particularité de ne pas avoir de traitement ni de vaccin disponible, contrairement à la souche “Ebolavirus Zaïre” responsable de la plupart des précédentes épidémies.
Le 23 mai, les autorités sanitaires ont annoncé que dix pays africains risquaient d’être touchés en plus de la RDC et de l’Ouganda.
Face à ce cataclysme sanitaire, les équipes médicales travaillent sans vaccin, en zones de conflit, avec des moyens insuffisants. Le HCR suit de près la fermeture de l’axe Goma-Bukavu et la fermeture de la frontière entre Goma et la ville rwandaise de Gisenyi. Ebola frappe là où l’État est le plus fragile. Et ce n’est pas un hasard.





























