Le procès de Nathanaël Onokomba s’est ouvert ce vendredi 27 mars 2026 à Kinshasa. L’audience s’est tenue au sein de la prison militaire de Ndolo, devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Gombe.
Dès l’ouverture, les juges ont procédé à l’identification du prévenu. Le greffier a ensuite détaillé les charges retenues contre lui. Le ministère public accuse le jeune juriste d’apologie du terrorisme et de diffusion de propos jugés contraires à la version officielle du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Au cœur de l’affaire, des déclarations faites lors d’une émission médiatique. Le prévenu y aurait tenu des propos très critiques envers le président Félix Tshisekedi. Pour l’accusation, ces propos constitueraient un soutien implicite au mouvement rebelle AFC/M23.
Une publication sur les réseaux sociaux est également visée. Datée de juin 2025, elle remettrait en cause l’implication du Rwanda dans les violences à l’Est du pays. Le parquet considère cette déclaration comme une forme de négation ou de justification de crimes graves, notamment des crimes de guerre.
Face à ces accusations, la défense a demandé un délai pour examiner le dossier. Une requête jugée légitime par le ministère public. Le tribunal a accepté et renvoyé l’affaire au 3 avril 2026.
Figure connue pour ses prises de position critiques, Nathanaël Onokomba est détenu depuis janvier. Son arrestation est intervenue à la sortie d’une conférence à Kinshasa.
Cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression en RDC. Elle intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement sensible, où la question du discours public est étroitement surveillée.





























