L’Union africaine a officiellement présenté la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Nations unies, dans une initiative qui reflète la volonté du continent de peser davantage dans la gouvernance mondiale.
Âgé de 64 ans, l’ancien président du Sénégal (2012–2024) est présenté par l’UA comme un candidat disposant d’une solide expérience en leadership, d’un réseau international étendu et d’une capacité reconnue à rechercher le consensus entre États.
Dans un projet de décision adopté le 26 mars, l’organisation panafricaine appelle à une mobilisation des États membres et des partenaires internationaux, estimant qu’un secrétaire général africain serait particulièrement bien placé pour répondre aux défis globaux de paix, de sécurité et de stabilité.
Cette initiative intervient dans un contexte diplomatique en recomposition, notamment après le retrait du soutien du Chili à sa propre candidate, ouvrant potentiellement un espace pour d’autres profils.
Cependant, la dynamique autour de la candidature de Macky Sall reste encore incertaine, tant sur le plan international que national.
Fait notable, les autorités sénégalaises ont indiqué ne pas avoir été consultées à ce stade. Le ministère des Affaires étrangères de Sénégal a ainsi pris ses distances avec cette initiative, soulignant un décalage entre la démarche de l’UA et la position officielle de Dakar.
Cette absence de validation nationale pourrait compliquer la crédibilité et la coordination de la candidature sur la scène internationale.
Au-delà du cas individuel, cette proposition s’inscrit dans une volonté plus large de l’Union africaine de promouvoir une représentation accrue du continent à la tête des grandes institutions internationales.
Reste à savoir si cette ambition pourra se traduire par un consensus africain solide et un soutien international suffisant dans un processus de sélection traditionnellement marqué par des équilibres géopolitiques complexes.
Dans l’immédiat, la candidature de Macky Sall apparaît autant comme une opportunité stratégique pour l’Afrique que comme un test de cohésion diplomatique entre ses États membres.





























