Des employés de la société minière Congo Dongfang International Mining (CDM), basée à Lubumbashi dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), ont officiellement saisi les autorités provinciales pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « violations flagrantes » du droit du travail, notamment le non-respect du salaire minimum légal.
Dans un mémorandum adressé à plusieurs institutions, dont l’Assemblée provinciale, le gouvernorat ainsi que les services du ministère du Travail, les travailleurs affirment que leur employeur refuse d’appliquer le Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), malgré son entrée en vigueur en janvier 2026.
Le gouvernement congolais avait en effet annoncé une revalorisation du SMIG à 21.500 francs congolais pour les travailleurs de la catégorie la plus basse, une mesure entérinée par décret et publiée au Journal officiel. Selon les plaignants, cette décision reste lettre morte au sein de leur entreprise.
« Le refus d’exécution de ces directives constitue une violation flagrante de nos droits fondamentaux », écrivent-ils dans leur correspondance.
Revendications multiples
Au-delà de la question salariale, les employés dénoncent également le non-respect de la convention collective, notamment en ce qui concerne le paiement des primes prévues par la réglementation en vigueur.
Dans leur mémorandum, ils formulent plusieurs exigences, parmi lesquelles :
- l’application immédiate du SMIG avec effet rétroactif à janvier 2026 ;
- le respect strict des dispositions de la convention collective ;
- des changements au sein de la gestion du personnel ;
- et la dissolution du bureau syndical actuel.
Les travailleurs demandent en outre la protection des employés impliqués dans ces revendications, appelant à l’arrêt des licenciements qu’ils jugent abusifs et à la réintégration de ceux déjà congédiés.
Pression sur les autorités
Cette démarche intervient dans un contexte de tensions sociales récurrentes dans le secteur minier congolais, où les organisations de défense des droits des travailleurs dénoncent régulièrement des écarts entre les textes légaux et leur application sur le terrain.
Les signataires du mémorandum exhortent les autorités provinciales à intervenir rapidement afin de faire respecter la législation en vigueur et de garantir les droits des travailleurs.
Aucune réaction officielle de la société Congo Dongfang International Mining n’était disponible dans l’immédiat.
Un secteur sous surveillance
Le secteur minier, pilier de l’économie congolaise, fait l’objet d’une attention croissante des autorités et des partenaires internationaux, notamment en matière de gouvernance sociale et de respect des normes du travail.
Ce nouveau différend pourrait raviver le débat sur la régulation des entreprises opérant dans les zones minières, en particulier celles à capitaux étrangers.





























