MAIDUGURI – La ville replonge dans l’horreur. Plusieurs attentats suicides ont frappé lundi soir Maiduguri, dans le nord-est du Nigeria. Le bilan est lourd : au moins 23 morts et plus d’une centaine de blessés, selon des sources locales et sécuritaires.
Les attaques ont été menées de manière coordonnée. Trois explosions se sont produites à quelques minutes d’intervalle, peu après la rupture du jeûne du Ramadan.
La première déflagration a visé un marché très fréquenté. « Il y avait du monde partout. Puis une explosion a retenti », raconte un témoin. Pris de panique, des habitants ont tenté de fuir.
Mais la fuite s’est transformée en piège. Une deuxième explosion s’est produite à proximité d’un quartier abritant un bureau de poste. « Les gens couraient dans tous les sens. On ne savait plus où aller », confie un autre habitant.
Une troisième attaque a ciblé l’entrée du principal hôpital universitaire de la ville. Un lieu stratégique, où plusieurs blessés tentaient déjà d’être pris en charge.
L’armée nigériane pointe la responsabilité de Boko Haram. Le groupe djihadiste est régulièrement accusé d’orchestrer ce type d’attaques dans la région. Les autorités redoutent une recrudescence des attentats suicides à l’approche de la fin du mois sacré.
Ces explosions surviennent dans un contexte sécuritaire déjà tendu. La veille, une attaque avait visé un poste militaire dans la région. Elle est également attribuée à des groupes armés.
Le président Bola Tinubu a réagi rapidement. Il a ordonné aux responsables sécuritaires de se rendre sur place pour coordonner la riposte. L’objectif est clair : reprendre le contrôle et éviter une nouvelle escalade de violence.
À Maiduguri, la peur est de retour. Les habitants redoutent une série d’attaques dans les jours à venir.
Longtemps considérée comme l’épicentre de l’insurrection djihadiste, la ville reste une cible privilégiée. Ces attentats rappellent que la menace est toujours bien présente.






























