Les autorités congolaises veulent agir vite pour prévenir de nouvelles inondations dans la capitale. En visite d’inspection sur le site du chenal de Kingabwa, à Kinshasa, le vice-premier ministre chargé des Transports, Jean‑Pierre Bemba, a donné un ultimatum clair aux équipes techniques : les travaux de remise en état doivent être finalisés dans un délai de 30 jours.
Situé dans la commune de Limete, le chenal de Kingabwa constitue l’un des principaux axes d’évacuation des eaux pluviales de cette zone densément peuplée de la capitale. Son mauvais état représente un risque sérieux pour les habitants, surtout pendant les périodes de fortes pluies.
Selon les informations communiquées par les services du ministère des Transports, la présence de remblais dans le lit du chenal demeure préoccupante. Des dépôts de sable, de terre et d’autres matériaux continuent d’obstruer certaines sections de l’ouvrage hydraulique, perturbant ainsi l’écoulement normal des eaux.
Lors de cette mission de terrain, une délégation technique accompagnant le vice-premier ministre a pu constater que les travaux de désensablement avaient bien été lancés. Cependant, plusieurs obstacles persistent encore sur le site, ralentissant le processus de réhabilitation complète de cette infrastructure essentielle.
Face à ce constat, Jean‑Pierre Bemba a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations. Il a rappelé que la remise en état du chenal est indispensable pour prévenir des inondations susceptibles d’affecter plusieurs quartiers environnants.
Chaque saison des pluies, certaines zones de Kinshasa sont confrontées à des débordements d’eaux qui provoquent d’importants dégâts matériels et perturbent la vie quotidienne des habitants.
Pour les autorités, la réhabilitation rapide du chenal de Kingabwa s’inscrit donc dans une stratégie plus large visant à améliorer la gestion des eaux pluviales et à renforcer la résilience de la capitale face aux risques climatiques.





























