Les autorités de Kinshasa ont décidé de renforcer la lutte contre l’indiscipline routière. Le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, a procédé lundi à une vaste opération de remobilisation des équipes chargées du contrôle routier dans la capitale.
La rencontre s’est tenue sur le terrain annexe du Stade des Martyrs. Près de 3 000 agents engagés dans la mission mixte de contrôle routier y ont pris part. L’objectif est clair : réaffirmer l’autorité de l’État sur la voie publique et imposer le respect strict du code de la route.
Plusieurs services sont impliqués dans cette opération. On retrouve notamment la Police nationale congolaise, la Division urbaine des transports, la Brigade spéciale de protection de l’environnement ainsi que la Régie des fourrières et du contrôle technique.
Face aux agents mobilisés, le gouverneur a insisté sur la nécessité d’intensifier les contrôles dans toute la ville. Selon lui, l’assainissement du secteur des transports est indispensable pour améliorer la sécurité routière et fluidifier la circulation dans cette métropole de plus de dix millions d’habitants.

L’autorité provinciale a également rappelé certaines obligations aux conducteurs. Chaque véhicule doit disposer de tous les documents réglementaires. Les véhicules jugés dangereux ou en mauvais état technique seront désormais interdits de circulation.
Pour renforcer l’efficacité de l’opération, des éléments de l’armée ont été intégrés à la mission. Leur présence vise à soutenir les équipes déjà déployées et à garantir l’application des mesures annoncées.
Le gouverneur a par ailleurs confirmé le maintien de restrictions concernant la circulation des camions et véhicules de livraison. Ces derniers ne pourront circuler que du lundi au mercredi entre 22 heures et 5 heures du matin. Aucune exception ne sera tolérée.
Dans le même temps, un moratoire d’une semaine a été accordé aux propriétaires de véhicules abandonnés sur les espaces publics ainsi qu’aux garages informels. Passé ce délai, les autorités lanceront une opération de démantèlement pour libérer la voie publique.
Enfin, face à la montée des cas d’enlèvements signalés récemment, le gouverneur a annoncé l’introduction prochaine d’un système d’identification numérique obligatoire pour les taxis. L’objectif est de mieux sécuriser les passagers et de renforcer la traçabilité des véhicules de transport public.






























