Genève, 29 octobre 2026 — La diplomatie congolaise ne se limite pas aux négociations politiques et sécuritaires. Elle constitue également un levier de coopération économique, de renforcement des capacités nationales et de défense des intérêts commerciaux de la République démocratique du Congo (RDC). À Genève, cette orientation prend forme à travers l’accompagnement assuré par la Mission permanente de la RDC auprès des institutions internationales, dirigée par l’ambassadeur Paul Empole Losoko Efambe, dans le cadre de l’impulsion diplomatique de la ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner.
En marge du troisième Examen de la politique commerciale de la RDC à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, accompagné de la délégation interministérielle et de l’ambassadeur Paul Empole, a rencontré la Directrice générale de l’organisation, Ngozi Okonjo-Iweala. Les échanges ont porté sur la modernisation du commerce congolais et sur les possibilités d’un accompagnement technique adapté aux priorités nationales.
Cette audience illustre une démarche complémentaire : le ministère du Commerce extérieur porte les réformes sectorielles, tandis que la diplomatie congolaise contribue à mobiliser les partenaires multilatéraux et à créer les conditions nécessaires à leur mise en œuvre.
Thérèse Kayikwamba Wagner : une diplomatie tournée vers les résultats
Sous le leadership de Thérèse Kayikwamba Wagner, l’action extérieure congolaise vise notamment à faire des relations avec les partenaires internationaux un instrument au service des priorités du pays. Dans le domaine économique, cette orientation implique de dépasser la seule représentation institutionnelle pour rechercher des coopérations capables de soutenir les réformes, de renforcer l’expertise nationale et d’améliorer la position de la RDC dans les instances multilatérales.
L’accompagnement de l’examen commercial à Genève s’inscrit dans cette logique. La Mission permanente contribue à la préparation des travaux, à la coordination avec les institutions concernées et au dialogue avec les interlocuteurs internationaux. Ce travail diplomatique de proximité facilite la présentation des priorités congolaises et permet de maintenir un lien entre les engagements pris au niveau multilatéral et les objectifs poursuivis par le gouvernement.
La démarche revêt une importance particulière pour un pays qui cherche à diversifier ses exportations, à transformer davantage ses ressources sur son territoire et à améliorer son intégration dans les marchés régionaux et mondiaux.
Paul Empole, relais diplomatique de la coopération multilatérale
À Genève, l’ambassadeur Paul Empole Losoko Efambe et la Mission permanente jouent un rôle d’interface entre les autorités congolaises et les organisations internationales. Leur contribution ne se substitue pas à la responsabilité du ministre du Commerce extérieur ; elle la complète en facilitant les échanges institutionnels et en accompagnant la défense des priorités nationales.
L’audience avec Ngozi Okonjo-Iweala a notamment permis d’aborder un engagement d’assistance technique de l’OMC en faveur de la formation des cadres congolais. Les domaines identifiés comprennent les négociations commerciales, le commerce électronique et le suivi des notifications obligatoires de la RDC auprès de l’organisation. La régularisation des contributions congolaises a également été saluée, selon les informations communiquées à l’issue de la rencontre.
Ces perspectives sont concrètes : elles concernent les compétences dont l’administration a besoin pour mieux maîtriser les règles commerciales internationales, participer aux négociations et assurer le suivi des engagements pris par le pays.
La Mission permanente contribue ainsi à transformer le dialogue diplomatique en possibilités de coopération technique. La portée de cet accompagnement dépendra toutefois de la traduction des engagements annoncés en programmes de formation, en calendrier de mise en œuvre et en résultats évaluables.
Une diplomatie au service de la transformation économique
Les échanges avec la Directrice générale de l’OMC ont également porté sur plusieurs priorités stratégiques : la transformation locale des produits agricoles, le développement de la filière des batteries, la valorisation durable des forêts, la relance du projet hydroélectrique d’Inga et la poursuite de la dématérialisation des procédures commerciales.
Ces objectifs relèvent directement de l’ambition économique défendue par le gouvernement congolais. Ils nécessitent des réformes nationales, des investissements et des partenariats internationaux capables d’accompagner la transformation productive du pays.
En portant les réformes commerciales à l’OMC, Julien Paluku Kahongya assure la conduite sectorielle de cette démarche. En facilitant les contacts et la coopération avec les institutions multilatérales, Paul Empole et son équipe contribuent à son ancrage diplomatique. L’impulsion de Thérèse Kayikwamba Wagner donne à cette action extérieure son cadre politique et institutionnel.
L’enjeu est désormais de faire en sorte que les échanges de Genève produisent des effets durables : des cadres congolais mieux formés, une administration commerciale plus performante et une meilleure capacité du pays à défendre ses intérêts économiques.
Cette séquence illustre ainsi la complémentarité entre diplomatie et développement. Pour la RDC, la présence dans les enceintes multilatérales prend toute sa valeur lorsqu’elle contribue à obtenir des partenariats utiles, à renforcer les institutions nationales et à soutenir une économie davantage fondée sur la transformation locale et la création de valeur.






























