Le Parlement a adopté lors de la séance plénière du 9 juin 2026 la proposition de loi sur le référendum et la révision constitutionnelle.
Joseph Nkoy, défenseur du texte, a défendu une loi destinée à “permettre au peuple de s’exprimer”, arguant que la souveraineté populaire est supérieure à la rigidité constitutionnelle. De leur côté, les adversaires de cette démarche rappellent que la Constitution congolaise de 2006 contient des clauses d’intangibilité explicitement destinées à protéger la limitation des mandats présidentiels de tout contournement, y compris par voie référendaire.
Jean-Claude Katende, président de l’ASADHO, et d’autres juristes ont dénoncé les risques anticonstitutionnels de cette loi, estimant qu’elle constitue une voie de contournement illégal des protections fondamentales du texte de 2006.
Le chemin est encore long. Le Sénat doit examiner le texte. La Cour constitutionnelle pourrait être saisie. Et une éventuelle campagne référendaire prendrait des mois. Mais les events du 12 juin disent que ce chemin sera parsemé de confrontations. La RDC entre dans une période de tensions politiques intenses, superposées à la guerre à l’Est et à l’urgence Ebola.




























