L’intégration régionale est l’une de ces ambitions africaines qui revient régulièrement dans les discours officiels et se réalise si rarement dans les faits. Ce lundi 28 avril, à Kinshasa, quelque chose de concret s’est mis en marche.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a officiellement lancé à Kinshasa le processus d’alignement des politiques nationales de la République démocratique du Congo sur l’agenda d’intégration régionale. Ces consultations de haut niveau, ouvertes par le ministre de l’Intégration régionale Floribert Anzuluni Isiloketshi, visent à rendre effective la participation congolaise à la Zone de libre-échange de la SADC, notamment dans les domaines du commerce, des services, des transports et des communications.
La RDC est membre de la SADC depuis 1997, mais sa participation aux protocoles d’intégration économique est restée largement théorique. Ce processus d’alignement cherche à combler ce fossé entre l’adhésion formelle et la participation réelle.
Pour la RDC, les enjeux sont considérables. Une intégration effective dans la zone de libre-échange SADC ouvrirait les marchés de 16 pays représentant une population de plus de 400 millions de personnes. Les produits miniers, agricoles et manufacturés congolais auraient accès à des marchés aujourd’hui partiellement fermés par des barrières tarifaires et non-tarifaires.
Mais l’intégration ne se décrète pas par communiqué. Elle exige des routes qui permettent les échanges commerciaux, des douanes qui fonctionnent sans corruption, des standards sanitaires harmonisés, des systèmes de paiement interopérables. Autant de défis que la RDC doit relever simultanément. Ce lancement à Kinshasa est une promesse. Comme toutes les promesses congolaises, sa valeur se mesurera à ce qui suivra.





























