L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, comparaît ce lundi devant la Cour de cassation dans le cadre d’une procédure judiciaire portant sur des décaissements contestés effectués dans le cadre des activités du Fonds pour la Réparation et l’Indemnisation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO).
Selon les éléments rapportés, Constant Mutamba est poursuivi aux côtés de Chancard Bukolela, ancien coordonnateur du FRIVAO, pour des opérations financières dont les montants sont évalués à plusieurs millions de dollars américains. La justice cherche notamment à établir les responsabilités dans la gestion de ces fonds.
Cette affaire intervient dans un contexte où les questions liées à la transparence dans la gestion des ressources publiques occupent une place importante dans le débat national en République démocratique du Congo.
Le FRIVAO, créé dans le cadre du processus d’indemnisation des victimes des activités armées et des violences liées aux conflits, représente un enjeu majeur pour les populations concernées, particulièrement celles affectées par les conséquences des conflits dans l’est du pays.
La comparution devant la Cour de cassation constitue une étape importante de la procédure. Les audiences devront permettre d’examiner les faits reprochés, les documents financiers disponibles ainsi que les différents éléments présentés par les parties.
Comme dans toute procédure judiciaire, les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de justice.
Au-delà des personnes impliquées, ce dossier est observé comme un nouveau test pour les mécanismes judiciaires congolais dans la lutte contre la mauvaise gestion des ressources publiques.
La transparence dans l’utilisation des fonds destinés aux victimes des conflits demeure une exigence majeure pour restaurer la confiance entre les institutions et les citoyens.




























