Au moins 50 soldats maliens et cinq paramilitaires du corps Africa Corps, lié à la Russie, ont été tués lors d’une attaque de grande ampleur contre une base militaire dans le centre du Mali, selon des sources sécuritaires et locales citées lundi par l’AFP.
L’attaque, survenue jeudi contre le camp militaire de Dioura, a été revendiquée par des groupes jihadistes. Elle compte parmi les plus meurtrières enregistrées par l’armée malienne depuis le début du conflit qui ravage le pays depuis plus d’une décennie.
Plusieurs dizaines de soldats maliens auraient également été faits prisonniers au cours de l’assaut, d’après les mêmes sources.
L’attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences visant les forces maliennes et leurs alliés. Depuis la fin du mois d’avril, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que ses alliés séparatistes touaregs, ont multiplié les opérations contre les autorités militaires au pouvoir.
Ces offensives viseraient à affaiblir la junte malienne et à remettre en cause son contrôle sur plusieurs régions du pays.
Selon les informations rapportées, les groupes armés ont notamment mené des opérations ayant conduit à la prise de la ville septentrionale de Kidal et à la mort du ministre de la Défense.
Malgré le renforcement de la coopération militaire entre Bamako et la Russie, les forces maliennes restent confrontées à une forte pression dans plusieurs zones du territoire national.
La présence de combattants du corps Africa Corps aux côtés de l’armée malienne n’a pas empêché la multiplication des attaques contre les positions militaires, les convois et les axes stratégiques.
L’assaut contre Dioura souligne ainsi les difficultés persistantes des autorités à sécuriser les régions centrales et septentrionales du pays, où les groupes jihadistes et les mouvements armés continuent d’exploiter les failles sécuritaires et l’instabilité politique.
Le bilan humain de cette attaque, s’il est confirmé, constituerait un revers majeur pour la junte, qui a fait de la reconquête territoriale et de la lutte contre les groupes armés l’une de ses principales priorités.
La capture de plusieurs dizaines de soldats pourrait également avoir des conséquences importantes sur le moral des troupes et sur la capacité de l’armée à maintenir ses positions dans les zones les plus exposées.
Alors que les autorités maliennes n’ont pas encore communiqué de bilan officiel détaillé, l’attaque de Dioura illustre la persistance d’une menace jihadiste capable de frapper des installations militaires stratégiques, malgré les opérations menées par Bamako et ses partenaires russes.




























