Les dirigeants des pays membres des BRICS ont appelé dimanche à l’instauration d’un cessez-le-feu immédiat et permanent au Soudan, exhortant les parties au conflit à privilégier le dialogue et une solution politique pacifique.
Cet appel figure dans la Déclaration de New Delhi 2026, adoptée à l’issue du 18ᵉ sommet du groupe, organisé ce week-end dans la capitale indienne.
Dans leur déclaration commune, les dirigeants des BRICS ont également exprimé leur inquiétude face au risque croissant de prolifération de l’extrémisme et du terrorisme dans un pays ravagé par la guerre.
Le bloc a insisté sur la nécessité de mettre fin aux hostilités et de parvenir à un règlement négocié. Cette position intervient alors que le conflit soudanais continue de provoquer une grave crise humanitaire et de fragiliser davantage la stabilité de la région.
Les dirigeants des BRICS n’ont toutefois pas annoncé de mécanisme spécifique pour faire respecter le cessez-le-feu ou faciliter directement les négociations entre les parties soudanaises. Leur déclaration constitue néanmoins un signal diplomatique important, compte tenu du poids politique et économique croissant du groupe.
Plusieurs membres influents des BRICS, notamment l’Égypte, la Russie, la Chine et l’Iran, entretiennent des relations étroites avec les autorités soudanaises dirigées par les militaires.
Cette proximité pourrait donner au bloc des canaux d’influence auprès des acteurs du conflit, mais elle soulève également des interrogations sur sa capacité à adopter une position pleinement équilibrée entre les différentes parties.
Fondé par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, puis rejoint par l’Afrique du Sud, le groupe s’est considérablement élargi ces dernières années. Il compte désormais notamment l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et les Émirats arabes unis, parmi d’autres pays.
En alertant sur la progression possible de l’extrémisme et du terrorisme, les BRICS mettent en avant les conséquences sécuritaires d’un conflit qui s’enlise. L’effondrement des institutions, les déplacements massifs de populations et la faiblesse du contrôle territorial pourraient créer un environnement favorable à l’implantation de groupes armés.
L’appel lancé à New Delhi intervient donc à la fois comme une demande de cessation des combats et comme une mise en garde contre les répercussions régionales du conflit.
La portée de cette déclaration dépendra désormais de la capacité des membres du bloc à transformer leur position commune en actions diplomatiques concrètes. Pour le Soudan, l’urgence reste la même : faire taire les armes, protéger les civils et ouvrir la voie à un règlement politique durable.




























