Cinq cents millions de dollars. C’est la somme qu’un pays en guerre, traversé par des crises humanitaires multiples, vient de réunir pour construire son État numérique. La Banque mondiale a accordé 400 millions de dollars, l’Agence française de développement 100 millions d’euros, pour financer le Projet de Transformation Numérique de la RDC.
Le gouvernement congolais a reçu un financement de la Banque mondiale d’un montant de 400 millions de dollars américains, cofinancé par l’AFD à hauteur de 100 millions d’euros, pour couvrir le coût du Projet de Transformation Numérique de la RDC. Dans ce cadre, une consultation est lancée pour élaborer un plan directeur e-gouvernement en RDC et une Stratégie nationale e-gouvernement 2025-2030.
Les principales tâches comprennent l’élaboration de la Stratégie nationale e-Gouvernement 2025-2030, le Plan Directeur e-Gouvernement, la gouvernance et l’architecture d’entreprise, la réingénierie des processus administratifs, et la mise en œuvre prioritaire d’un pilote du guichet numérique permettant de tester l’intégration de services publics numériques de bout en bout.
Pour le Congolais ordinaire, voici ce que cela signifie concrètement : à terme, il devrait être possible de déclarer une naissance, d’obtenir un acte d’état civil, de payer ses impôts ou de renouveler un document administratif en ligne, sans avoir à faire la queue pendant des heures dans une administration sous-équipée et sous-staffée.
Ce projet répond à un besoin documenté. Aujourd’hui, un Congolais de Lubumbashi qui a besoin d’un certificat émis par une administration kinoise doit soit se déplacer lui-même, soit passer par des intermédiaires coûteux et souvent corrompus. La dématérialisation des services publics est un remède direct à cette inefficacité chronique.
Le défi sera l’exécution. La RDC a une longue histoire de projets de modernisation bien financés qui n’ont pas tenu leurs promesses. Connectivité insuffisante dans les provinces, électricité intermittente, compétences numériques insuffisantes chez les agents de l’État, autant d’obstacles réels que ce projet devra affronter honnêtement.




























