Dans le marasme des mauvaises nouvelles qui caractérise l’actualité sécuritaire congolaise, celle-ci mérite une attention particulière. Ce jeudi 24 avril, un premier convoi de 462 réfugiés congolais a quitté le Burundi pour rentrer sur leur terre natale, sous la coordination du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
Le HCR a coordonné le rapatriement volontaire d’un premier groupe de 462 réfugiés congolais depuis le Burundi. Ces personnes avaient fui les violences dans les provinces du Sud-Kivu ou du Nord-Kivu, parfois depuis des années, et avaient trouvé refuge de l’autre côté de la frontière, au Burundi.
Le mot “volontaire” est capital. Ce retour n’est pas contraint, pas négocié dans le dos des intéressés, pas monnayé dans un accord diplomatique opaque. Ce sont des Congolais qui ont décidé, librement, qu’ils voulaient rentrer. Ce choix dit quelque chose d’important : que pour au moins une partie des déplacés, les conditions permettant un retour commencent à émerger dans certaines zones.
Ce ne doit pas masquer l’ampleur du défi. L’est de la RDC compte 6,47 millions de déplacés internes et nécessite plus d’un milliard de dollars d’aide urgente. Quatre cent soixante-deux personnes rentrées, c’est moins d’un centième de pourcent du total des déplacés. C’est une goutte dans un océan de souffrances.
Mais les grandes migrations se font toujours par pionniers. Ces 462 personnes qui rentrent ouvrent une voie. Elles montrent qu’un retour est possible, qu’il ne conduit pas automatiquement au pire. Si les conditions sécuritaires dans leurs zones de destination se maintiennent, d’autres suivront. Et si elles se dégradent à nouveau, ce qui reste le scénario le plus probable, ces pionniers auront au moins eu quelques semaines chez eux.





























