À l’est de l’Europe, un autre scrutin s’annonce porteur de conséquences bien au-delà des frontières bulgares. Dimanche 27 avril, la Bulgarie vote pour ses législatives. Et le candidat favori des sondages s’appelle Roumen Radev — ancien président, tête d’une coalition de centre gauche, et personnalité ouvertement critique du soutien occidental à l’Ukraine.
Critique du soutien à l’Ukraine, le favori des élections en Bulgarie peut-il devenir le “nouveau Viktor Orban” de l’Union européenne ? Roumen Radev, candidat d’une coalition de centre gauche et ancien président du pays, est en tête des sondages avant les législatives de dimanche et courtise les électeurs prorusses.
La Bulgarie est membre de l’OTAN depuis 2004 et de l’Union européenne depuis 2007. Elle abrite des bases militaires de l’alliance et a été un partenaire solide des démocraties occidentales pendant deux décennies. Voir un candidat perçu comme favorable à Moscou en tête dans ce pays n’est pas anodin.
Ce phénomène n’est pas propre à la Bulgarie. Dans plusieurs pays d’Europe centrale et orientale, une fatigue du conflit ukrainien s’installe dans une partie de l’électorat. La guerre coûte cher en énergie, en inflation, en solidarité imposée. Des voix s’élèvent pour demander : pourquoi devons-nous sacrifier notre économie pour une guerre qui ne nous concerne pas directement ?
Cette question est compréhensible humainement. Elle est néanmoins dangereuse géopolitiquement. Une OTAN dont les membres votent les uns après les autres pour des leaders favorables à Moscou est une alliance qui se désintègre de l’intérieur, sans que Poutine ait besoin de tirer un seul coup de feu dans sa direction.





























