Au moins 344 corps ont été découverts dans trois fosses communes situées dans la ville d’Uvira et ses environs, au Sud-Kivu, a annoncé le gouverneur de province.
Ces découvertes seraient intervenues depuis le retrait de l’AFC/M23 de la région. Les autorités provinciales n’ont pas encore fourni de précisions détaillées sur l’identité des victimes, les circonstances exactes de leur mort ou la période au cours de laquelle les faits se seraient produits.
La découverte de ces fosses communes intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et humanitaires dans l’est de la République démocratique du Congo, marqué par des affrontements armés, des déplacements massifs de populations et des accusations récurrentes d’exactions contre les civils.
Les autorités provinciales devraient procéder à des opérations d’identification et d’exhumation, en coordination avec les services compétents, afin d’établir les circonstances des décès et de permettre aux familles de retrouver leurs proches.
Le gouverneur a également appelé à la mise en place d’enquêtes approfondies pour déterminer les responsabilités. Ces investigations devront notamment s’appuyer sur des éléments médico-légaux, des témoignages locaux et tout autre document susceptible d’éclairer les circonstances de ces morts.
La découverte de ces corps soulève de graves préoccupations en matière de droits humains et pourrait constituer un élément important dans l’établissement des faits liés aux violences commises dans la région.
À ce stade, les informations disponibles reposent principalement sur l’annonce du gouverneur de province. Une vérification indépendante demeure nécessaire pour confirmer le nombre exact de victimes, l’emplacement précis des fosses communes et les circonstances dans lesquelles elles ont été constituées.




























