La situation sécuritaire se dégrade à nouveau dans la province de l’Ituri, à l’est de la République démocratique du Congo. La coordination de la société civile locale alerte sur une recrudescence des violences dans les territoires de Djugu et Aru, où plusieurs attaques ont été enregistrées ces derniers jours.
Lors d’un point de presse tenu à Bunia, le coordonnateur Dieudonné Lossa a appelé les autorités nationales à prendre des mesures urgentes pour enrayer la spirale de violence et éviter un retour aux massacres qui ont marqué la région par le passé. Selon lui, des dizaines de civils auraient été tués cette semaine dans la chefferie de Mambisa, en plus de destructions importantes.
Les violences seraient attribuées à plusieurs groupes armés actifs dans la région, notamment la milice CODECO, les Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que d’autres factions locales. Les attaques touchent aussi bien des villages que des positions militaires.
Parmi les incidents récents, une attaque contre une position des Forces armées de la République démocratique du Congo à Pimbo a été signalée le 28 avril. Le même jour, des combats auraient éclaté dans le village de Bassa, où plusieurs civils auraient été tués selon des témoignages locaux. Plus au sud, dans la zone de Mambasa, des dizaines de personnes auraient également perdu la vie lors d’incursions attribuées aux ADF.
Cette multiplication des attaques confirme une tendance préoccupante : l’extension progressive de l’insécurité à l’ensemble de la province. Longtemps concentrée dans certaines zones, la violence semble désormais gagner de nouveaux territoires, rendant plus difficile toute stabilisation durable.
La société civile de l’Ituri estime que cette situation nécessite une réponse urgente et coordonnée. Elle appelle à un renforcement des opérations de sécurité, mais aussi à des initiatives de protection des populations civiles, régulièrement prises pour cible.
Dans cette région déjà marquée par des années de conflits intercommunautaires et d’activités de groupes armés, chaque nouvelle flambée de violence ravive les craintes d’un engrenage difficile à maîtriser.
Pour les habitants de République démocratique du Congo, la priorité reste la même : retrouver une sécurité minimale permettant le retour à la vie normale. Mais sur le terrain, la fragilité des équilibres locaux continue de rendre cette perspective incertaine.






























