L’épidémie de maladie à virus Ebola continue de progresser en République démocratique du Congo. Selon le bilan publié vendredi 11 septembre par les autorités congolaises, 3 310 personnes sont mortes sur un total de 6 843 cas recensés.
Le virus s’est désormais étendu au Sud-Ubangi, dans le nord-ouest du pays, portant à sept le nombre de provinces touchées. La province, située à proximité de la République centrafricaine et de la République du Congo, a officiellement déclaré l’épidémie après la confirmation d’un cas suspect par des analyses médicales.
Un patient atteint du virus est décédé dans la région après avoir effectué un long déplacement à travers plusieurs provinces congolaises, dont certaines n’avaient jusque-là pas été affectées par l’épidémie. L’information a été communiquée jeudi à la presse par le gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, Jean-René Galekwa.
Partie de la province de l’Ituri, dans le nord-est de la RDC, l’épidémie s’est progressivement propagée vers plusieurs territoires de l’est et du nord du pays. Ces régions, souvent difficiles d’accès et confrontées à l’insécurité, compliquent considérablement le déploiement des équipes médicales et des opérations de surveillance.
La progression du virus intervient alors que les capacités de la réponse sanitaire sont mises à rude épreuve par l’augmentation du nombre de cas. Les autorités et les organisations humanitaires doivent notamment renforcer la détection des personnes contacts, l’isolement des patients et la sensibilisation des populations afin de limiter la transmission.
L’extension de l’épidémie au Sud-Ubangi fait également craindre une propagation transfrontalière, compte tenu de la proximité de la province avec la Centrafrique et le Congo-Brazzaville. La surveillance aux frontières et la coordination entre les pays voisins seront donc essentielles pour prévenir de nouveaux foyers.
Face à cette situation, les autorités congolaises sont appelées à intensifier les mesures de prévention, à améliorer l’accès aux soins et à garantir la protection du personnel médical engagé sur le terrain. La lutte contre Ebola demeure particulièrement complexe dans les zones marquées par les déplacements de population, l’insécurité et la faiblesse des infrastructures sanitaires.
Le bilan communiqué par les autorités pourrait encore évoluer au fur et à mesure de la confirmation de nouveaux cas et de la consolidation des données épidémiologiques.




























