L’opposant congolais Moïse Katumbi a lancé un appel à la mobilisation populaire pour le 15 septembre prochain. Dans un message adressé à la population en swahili, il a invité les Congolais à « envahir les rues » afin de dire non au président Félix Tshisekedi et à tout projet de changement de la Constitution.
Cet appel intervient alors que le débat sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo suscite de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. L’opposition redoute notamment que les initiatives engagées par le pouvoir ne débouchent sur une révision constitutionnelle susceptible de modifier l’équilibre institutionnel du pays.
La mobilisation annoncée vise également à contester la gouvernance du président Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019. Moïse Katumbi entend ainsi maintenir la pression sur les autorités et rassembler les forces opposées à toute réforme constitutionnelle perçue comme une menace pour l’alternance démocratique.
La date du 15 septembre pourrait donc constituer un moment important pour l’opposition, qui cherche à démontrer sa capacité de mobilisation dans les principales villes du pays. Les autorités devront, de leur côté, préciser les conditions d’organisation de cette éventuelle manifestation et veiller au respect de la liberté de réunion, tout en garantissant la sécurité des participants et de la population.
Cet appel intervient dans un contexte politique déjà marqué par de fortes tensions entre le pouvoir et l’opposition. La question d’une éventuelle modification de la Constitution demeure particulièrement sensible en RDC, où elle est régulièrement associée au débat sur la limitation des mandats présidentiels et au respect de l’alternance démocratique.
À ce stade, les modalités précises de la mobilisation, notamment les lieux de rassemblement et son encadrement, n’ont pas encore été détaillées.




























