La visite officielle de Trump en Chine est prévue les 14 et 15 mai, où il doit s’entretenir avec le président Xi Jinping. Cette date prend une dimension nouvelle après la rencontre entre le chef de la diplomatie iranienne et son homologue chinois à Pékin ce 6 mai. Tout porte à croire que la résolution de la crise iranienne sera l’un des sujets centraux de la visite de Trump à Pékin.
La Chine est le principal acheteur de pétrole iranien. Elle paie officiellement un “péage” à Téhéran pour traverser le détroit d’Ormuz, ce que Washington a déclaré illégal et passible de sanctions. Si Trump et Xi s’entendent sur la question iranienne, les dynamiques du conflit pourraient changer rapidement : une Chine qui cesse d’acheter du pétrole iranien priverait Téhéran de sa principale source de revenus et de son principal appui diplomatique.
Pour l’Afrique, cette visite a des implications directes. La rivalité sino-américaine se joue notamment sur le sol africain, autour des minerais critiques de la RDC, des infrastructures financées par la Ceinture et Route, et des nouvelles alliances technologiques. Chaque accord entre Washington et Pékin redessine les marges de manoeuvre des pays africains dans leurs négociations bilatérales.
Le paradoxe de cette visite est que Trump, pourfendeur de la Chine depuis sa campagne de 2016, se retrouve à négocier avec Xi Jinping dans des termes qui ressemblent davantage à une cogestion géopolitique mondiale qu’à une confrontation. “Mieux vaut s’entendre avec la Chine que se battre contre elle”, a dit Trump lui-même. Pour les pays africains qui misaient sur la rivalité entre les deux superpuissances pour en tirer parti, ce rapprochement potentiel est une inconnue qui mérite d’être surveillée de très près.





























