Il y a des compétitions qui passent sous les radars de l’actualité nationale, mais qui représentent des années d’efforts pour les athlètes qui y participent. Les Championnats d’Afrique de judo 2026, ouverts vendredi à Nairobi au Kenya, en font partie.
La 47e édition des Championnats d’Afrique de judo 2026 s’est ouverte le vendredi 24 avril 2026 à Nairobi, avec la participation de 38 nations africaines et 270 judokas au total. La République démocratique du Congo a engagé une délégation de neuf athlètes, conduite par le président de la fédération congolaise de judo, Maître Nico Lianza. À l’issue des premières confrontations, trois athlètes congolais ont réussi à se qualifier pour les quarts de finale : Séraphine Kongolo chez les dames (-68 kg), Enock Mbata en -60 kg et Zacharie Bamba, surnommé “Général”, en -73 kg.
Trois autres représentants congolais ont en revanche été éliminés dès les phases précédentes. La compétition se poursuit ce samedi 25 avril avec l’entrée en lice de trois autres judokas congolais.
Séraphine Kongolo mérite une mention particulière. Dans un pays où le judo féminin reste peu soutenu et peu médiatisé, une judokate qui se qualifie pour les quarts de finale d’un championnat continental incarne quelque chose d’important : la preuve que des femmes sportives congolaises peuvent atteindre l’excellence continentale, même sans les ressources que d’autres pays consacrent à leurs athlètes.
Pour Zacharie Bamba, surnommé “Général”, cette compétition est une étape dans une progression continue. Comme pour tout judoka, le chemin vers la médaille passe par des défaites, des ajustements, et la construction patiente d’une technicité qui transcende les différences physiques. La RDC peut et doit investir davantage dans ses arts martiaux. Ces jeunes le méritent.





























