Le débat sur la gestion des ressources naturelles revient au premier plan en République démocratique du Congo. Moïse Katumbi propose un changement radical. Il veut mettre fin à l’exportation des minerais à l’état brut.
Pour l’ancien gouverneur du Haut-Katanga, le constat est sans appel. « Nous perdons une grande partie de notre richesse », affirme-t-il. Il dénonce un modèle économique qu’il qualifie de déséquilibré.
Aujourd’hui, la RDC exporte l’essentiel de ses ressources sans transformation. Cuivre, cobalt, coltan ou encore lithium quittent le pays sous forme brute. Les revenus générés restent limités par rapport à la valeur réelle des produits finis.
Selon plusieurs analyses économiques, cette situation freine le développement du pays. Elle limite la création d’emplois et maintient une forte dépendance aux marchés extérieurs.
Moïse Katumbi veut inverser cette tendance. « Nos minerais doivent être transformés ici », insiste-t-il. Son objectif est clair : développer une industrie locale capable de produire des biens à forte valeur ajoutée.
Son projet repose sur plusieurs axes. D’abord, mieux connaître le potentiel minier du pays grâce à une cartographie précise des ressources. Ensuite, diversifier la production pour aller au-delà de la simple extraction.
Il propose aussi de développer une filière stratégique autour du lithium. Ce minerai est essentiel pour les batteries et la transition énergétique mondiale.
Autre priorité : investir dans la recherche et l’innovation. « Sans technologie, il n’y a pas de transformation », souligne-t-il.
Pour concrétiser cette vision, des réformes juridiques sont envisagées. Elles visent à attirer les investisseurs tout en garantissant une meilleure redistribution des richesses.
Pour Moïse Katumbi, l’enjeu est majeur. Il s’agit de transformer le secteur minier en moteur de croissance durable.
Dans un pays qui détient d’importantes réserves de cobalt et de lithium, le potentiel est immense.
Reste à savoir si cette ambition pourra se traduire en politiques concrètes. Une chose est sûre : la question de la transformation locale des minerais s’impose désormais comme un enjeu stratégique pour l’avenir économique de la RDC.






























