L’inquiétude monte autour des conséquences économiques d’une éventuelle escalade des tensions au Moyen-Orient. En République démocratique du Congo, certains responsables politiques appellent déjà à la vigilance.
Le député national Flory Mapamboli tire la sonnette d’alarme. Dans une récente prise de parole, il met en garde contre un impact direct sur l’économie congolaise.
« Si rien n’est anticipé, nous allons subir les conséquences », prévient-il.
Selon lui, le premier choc concernera les produits pétroliers. La RDC dépend fortement des importations. « Nous n’avons pas de raffineries suffisantes. Nous importons presque tout », insiste l’élu. Résultat : toute hausse des prix à l’international se répercutera immédiatement sur le marché local.
Le deuxième risque est clair : une inflation généralisée. « Nous consommons des produits venus de l’extérieur. Si les coûts augmentent, les prix vont suivre », explique-t-il. Pour les ménages, cela signifie une baisse du pouvoir d’achat.
Mais le scénario le plus préoccupant reste celui d’une pénurie de carburant. Flory Mapamboli évoque même un possible rationnement. « Les stations pourraient limiter les quantités servies », alerte-t-il.
Cette crainte s’explique par la situation stratégique du détroit d’Ormuz. Ce passage maritime concentre une part importante du transport mondial de pétrole. Toute perturbation dans cette zone pourrait ralentir l’approvisionnement des pays importateurs, dont la RDC.
Les conséquences pourraient être lourdes pour l’économie nationale. Le député pointe notamment le secteur minier, pilier de la croissance congolaise. « Sans carburant, les activités minières seront paralysées », avertit-il. Le transport des minerais dépend directement de l’approvisionnement en carburant.
Face à ces inquiétudes, le gouvernement tente de rassurer. Lors du dernier Conseil des ministres, les autorités ont affirmé que les stocks actuels permettent de couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin. Plusieurs cargaisons sont également attendues pour renforcer les réserves.
En parallèle, des mesures sont en préparation. Elles visent à sécuriser l’approvisionnement et à limiter l’impact sur les finances publiques.
Malgré ces assurances, le débat reste ouvert. Pour Flory Mapamboli, l’urgence est d’anticiper. « Il faut agir maintenant pour éviter une crise plus grave », conclut-il.






























