Retour progressif à la normale dans les transports en commun. Les conducteurs de taxis et taxi-bus ont été appelés à reprendre leurs activités ce mardi 17 mars, après une réunion avec les autorités provinciales.
L’annonce a été faite à l’issue d’échanges entre le ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Jésus-Noel Sheke, et les représentants des associations de chauffeurs.
« Nous avons obtenu des garanties. Nous demandons aux conducteurs de reprendre le travail », a déclaré un responsable de l’Association des chauffeurs du Congo.
Du côté des autorités, le ton se veut rassurant. Le ministre explique qu’un terrain d’entente a été trouvé après l’examen des revendications. « Nous avons clarifié les règles pour améliorer le fonctionnement du secteur », a-t-il indiqué.
Il insiste sur un point clé : désormais, seuls les agents habilités pourront effectuer des contrôles. La Police de Circulation Routière (PCR) et les services compétents des transports sont les seuls autorisés à vérifier les documents et l’état des véhicules. Les autres structures interviendront uniquement en appui.
Cette clarification vise à mettre fin aux abus dénoncés par les chauffeurs. Depuis plusieurs jours, ces derniers dénonçaient des contrôles jugés excessifs et désorganisés.
Pour apaiser la situation, une mesure forte a été prise. Un moratoire a été accordé aux propriétaires de véhicules qui ne sont pas encore en règle. L’objectif est de leur laisser le temps de se conformer aux exigences, sans pression immédiate.
La veille, lundi 16 mars, la capitale avait tourné au ralenti. Les chauffeurs avaient massivement suspendu leurs activités pour protester contre les « tracasseries » qu’ils attribuent à certains agents de contrôle.
Ce mouvement avait fortement perturbé la mobilité dans la ville, compliquant les déplacements de milliers de Kinois.
Avec cet accord, les autorités espèrent un retour rapide à la normale. Sur le terrain, la reprise s’annonce progressive, mais la vigilance reste de mise.
Les conducteurs attendent désormais que les engagements pris soient respectés. De leur côté, les autorités misent sur ce compromis pour stabiliser durablement le secteur des transports urbains.






























