GENÈVE — Défendre la souveraineté nationale, protéger les populations et mobiliser les partenariats internationaux : tels sont les enjeux qui donnent toute sa portée à l’action diplomatique de la République démocratique du Congo à Genève. Sous le leadership de l’ambassadeur Paul Empole Losoko Efambe, la Mission permanente auprès de l’Office des Nations Unies et des institutions spécialisées met en œuvre, dans les enceintes multilatérales, les orientations de Son Excellence Madame Thérèse Kayikwamba Wagner, Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise.
Cette action s’articule autour de cinq priorités complémentaires. Chacune relie les grands débats internationaux aux réalités congolaises, avec un objectif commun : faire de la diplomatie un instrument concret au service des intérêts du pays et de sa population.
1. Droits de l’homme : faire entendre la voix des victimes
La participation de la RDC aux travaux du Conseil des droits de l’homme constitue un levier essentiel pour porter les préoccupations congolaises sur la scène internationale. Face aux violences dans l’Est du pays, la protection des civils, la lutte contre l’impunité et l’accès à la justice demeurent des enjeux majeurs.
L’engagement international contre les violences sexuelles liées aux conflits illustre cette priorité. L’événement organisé à Genève le 30 septembre 2026 dans le cadre de la dynamique de l’Alliance internationale PSVI a notamment mis en avant la protection des survivantes, la lutte contre l’impunité et la situation des enfants nés de violences sexuelles liées aux conflits.
En inscrivant ces questions dans le dialogue multilatéral, la diplomatie congolaise contribue à défendre les droits fondamentaux et à rappeler les obligations internationales de protection des populations.
2. Désarmement, paix et sécurité : défendre la souveraineté congolaise
La deuxième priorité concerne la prévention des conflits, le désarmement et la sécurité internationale. Pour la RDC, confrontée à l’insécurité persistante dans sa partie orientale, ces questions touchent directement à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à la protection des citoyens.
La participation aux mécanismes multilatéraux permet de promouvoir le règlement pacifique des différends, la coopération sécuritaire et la lutte contre la circulation illicite des armes. Elle offre également un cadre pour rappeler l’importance du respect du droit international dans la recherche de solutions durables aux crises.
Cette priorité traduit une exigence diplomatique : inscrire les préoccupations sécuritaires de la RDC dans les efforts collectifs de prévention et de consolidation de la paix.
3. Développement durable : transformer les ressources en richesse nationale
La troisième priorité porte sur l’Agenda 2030 et les Objectifs de développement durable. Elle relie la diplomatie aux enjeux de croissance, d’industrialisation et de protection de l’environnement.
Le corridor de Lobito, développé avec l’Angola et la Zambie avec le soutien de partenaires internationaux, illustre les liens entre infrastructures, commerce régional et valorisation des minerais critiques. Pour la RDC, l’enjeu est de tirer de ces initiatives des bénéfices durables : amélioration de la logistique, création d’emplois, transformation locale et diversification économique.
Cette approche rejoint la nécessité de défendre des partenariats qui servent les priorités nationales, au-delà de la seule exportation des matières premières.
4. Santé publique et action humanitaire : renforcer la résilience
La coopération avec les institutions spécialisées de Genève, notamment l’Organisation mondiale de la Santé, constitue un autre axe majeur. Les épidémies, les conflits et les déplacements de populations exigent une coordination internationale, des moyens adaptés et des systèmes de santé résilients.
Porter les besoins de la RDC dans les discussions internationales permet de promouvoir la coopération sanitaire, la préparation aux urgences et la réponse aux crises humanitaires. Cette démarche vise un objectif essentiel : mieux protéger les populations et renforcer les capacités nationales face aux urgences.
5. Travail, commerce et coopération : créer des perspectives économiques
La cinquième priorité concerne le travail décent, les échanges commerciaux et les partenariats internationaux. Les travaux de l’Organisation internationale du Travail et de l’Organisation mondiale du commerce offrent des cadres pour défendre les intérêts économiques et sociaux du pays.
Pour la RDC, les enjeux sont la création d’emplois, l’amélioration des conditions de travail, l’accès aux marchés et une participation accrue des entreprises congolaises aux chaînes de valeur. Dans le secteur des minerais critiques, la diplomatie économique doit contribuer à promouvoir la transformation locale et une meilleure redistribution des retombées du développement.
Une vision diplomatique, un objectif national
Ces cinq priorités traduisent la complémentarité entre la vision de Thérèse Kayikwamba Wagner et le travail de représentation conduit par Paul Empole Losoko Efambe à Genève. La Ministre d’État définit les orientations diplomatiques ; la Mission permanente les porte et les défend dans les enceintes multilatérales, en dialogue avec les organisations internationales et les partenaires de la RDC.
L’enjeu est désormais de faire correspondre cette présence diplomatique à des avancées tangibles en matière de droits humains, de sécurité, de santé et de développement économique.
À Genève, le multilatéralisme constitue ainsi bien davantage qu’un cadre de dialogue : il représente un instrument stratégique pour défendre les intérêts de la RDC et promouvoir les aspirations de sa population.





























