New York — Les États-Unis renforcent leur soutien à la République démocratique du Congo face à l’épidémie d’Ebola. Le département d’État américain a annoncé, mercredi 23 septembre, une enveloppe supplémentaire de 267 millions de dollars destinée à soutenir la réponse congolaise. L’annonce a été faite en marge de la semaine de haut niveau de la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York.
Cette nouvelle contribution porte, selon Washington, à 887 millions de dollars le montant de l’aide sanitaire et humanitaire directe américaine consacrée à cette épidémie depuis son apparition en mai 2026. Le département d’État précise que plus de 780 millions de dollars proviennent directement de ses propres programmes, en coordination notamment avec les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Des moyens supplémentaires pour contenir la transmission
Les 267 millions de dollars doivent notamment financer l’ouverture de nouvelles unités de traitement Ebola, le déploiement d’équipes supplémentaires chargées des inhumations sûres et dignes, l’acquisition d’équipements de protection individuelle, ainsi que l’élargissement de la surveillance épidémiologique et de la recherche des contacts.
Pour Washington, l’enjeu est de renforcer les capacités opérationnelles alors que l’épidémie demeure active sur un territoire de plus en plus vaste. Le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé, arrêté au 20 septembre, fait état de 7 733 cas confirmés et 3 732 décès en RDC. L’épidémie touche désormais 63 zones de santé.
La dynamique reste toutefois hétérogène selon les provinces. L’Ituri demeure le principal foyer, tandis que la transmission se poursuit notamment au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé. L’OMS a également signalé de nouvelles extensions géographiques, ce qui complique les opérations de surveillance, de recherche des contacts et de prise en charge des malades.
L’épidémie est liée au virus Ebola du Bundibugyo, une souche distincte de celle contre laquelle le vaccin Ervebo est homologué. L’OMS indique que son utilisation contre cette souche reste, à ce stade, limitée au cadre de protocoles de recherche, tandis que des essais thérapeutiques sont en cours.
Washington appelle à un effort international
L’annonce américaine intervient dans un contexte de forte pression sur le financement de la riposte. Le département d’État estime que cette nouvelle enveloppe répond à l’engagement pris lors du sommet du G7 de mobiliser jusqu’à 500 millions de dollars supplémentaires pour la réponse à Ebola. Il appelle également les autres États disposant des moyens nécessaires à accroître leur contribution.
L’appel rejoint celui lancé par l’Organisation mondiale de la santé et les Nations unies. Début septembre, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, indiquait que le plan gouvernemental congolais pour les six mois suivants nécessitait 1,3 milliard de dollars pour l’ensemble des partenaires de la riposte. Il demandait alors aux donateurs d’accélérer et d’augmenter leurs contributions.
Quelques jours plus tard, l’OMS faisait état de signes d’évolution favorables dans certaines zones d’Ituri, tout en soulignant que la réponse devait encore être renforcée.
L’enveloppe américaine apporte ainsi des ressources supplémentaires à une riposte confrontée simultanément à la progression géographique du virus, aux difficultés d’accès dans certaines zones et au besoin de maintenir une surveillance étroite des chaînes de transmission. Pour la RDC et ses partenaires, la question centrale reste désormais celle de la capacité à transformer ces financements en interventions rapides sur le terrain.





























