Une accalmie précaire s’est installée ce lundi 5 octobre 2026 à Vyanze, dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, après quatre jours d’affrontements entre les combattants de l’AFC/M23 et les groupes armés locaux Wazalendo. Selon des sources locales rapportées par Actualite.cd, la situation demeure toutefois fragile et une reprise des hostilités n’est pas exclue.
Les affrontements avaient notamment été signalés à partir du 30 septembre. Des combats impliquant des armes lourdes et légères ont été rapportés dans la zone, provoquant la panique parmi les populations civiles. Le 30 septembre, des éléments Wazalendo venus notamment de Mutondi, Ngolwe, Kitakandya et Kiribata avaient tenté de progresser vers Vyanze après avoir attaqué une position adverse sur la colline de Kirivu.
Une accalmie qui reste fragile
Le retour au calme observé depuis lundi ne signifie pas pour autant une stabilisation durable de la situation. Les affrontements des derniers jours illustrent la persistance des tensions armées dans le territoire de Lubero, dans un contexte sécuritaire déjà marqué par la présence de plusieurs groupes armés et les mouvements de populations.
Aucun bilan humain définitif des combats de Vyanze n’a été communiqué dans les sources disponibles. La prudence reste donc de mise concernant les éventuelles pertes parmi les combattants et les civils.
Cette incertitude n’efface cependant pas l’impact humanitaire des affrontements.
Près de 3 000 personnes déplacées
Une alerte humanitaire fait état de près de 3 000 personnes déplacées à la suite des affrontements signalés les 29 et 30 septembre dans plusieurs localités du territoire de Lubero, notamment Kandole, Kirivu et Vyanze.
Quelque 491 ménages, soit environ 2 946 personnes, auraient quitté leurs lieux de résidence. Plusieurs familles se sont dirigées vers Kalimba, Kiribata, Vusesa et Vungulo, dans la zone de santé d’Alimbongo.
Les besoins humanitaires pourraient concerner notamment les abris, les articles ménagers essentiels, la sécurité alimentaire, l’eau, l’hygiène et l’assainissement ainsi que les soins de santé. Une évaluation sur le terrain reste toutefois nécessaire pour déterminer précisément l’ampleur des besoins.
Un contexte sécuritaire toujours tendu
Les affrontements à Vyanze interviennent alors que la situation sécuritaire demeure particulièrement volatile dans plusieurs territoires du Nord-Kivu. À Lubero, les mouvements de groupes armés continuent de faire peser une pression importante sur les populations civiles.
Dans le même temps, plusieurs combattants de l’AFC/M23 se sont rendus aux FARDC et aux Wazalendo ces derniers jours. Vingt-neuf combattants ont ainsi déposé les armes entre le 1er et le 4 octobre dans les territoires de Lubero, Masisi et Walikale, selon le porte-parole de la 33ᵉ région militaire.
À Vyanze, l’accalmie observée ce lundi constitue donc une fenêtre de répit pour les populations, mais elle reste suspendue à l’évolution du rapport de force sur le terrain. Dans cette partie du Nord-Kivu, la protection des civils et la prévention de nouveaux déplacements demeurent au cœur des préoccupations alors que les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit se poursuivent parallèlement.





























