Genève — Pour la République démocratique du Congo, la Mission permanente auprès de l’Office des Nations unies et des institutions spécialisées à Genève constitue bien davantage qu’un relais protocolaire. Elle représente la RDC dans un espace où se négocient des décisions touchant directement à ses priorités : droits humains, paix et sécurité, désarmement, santé publique, action humanitaire, développement et coopération internationale.
Depuis 2021, cette diplomatie multilatérale est conduite par Paul Empole Losoko Efambe, dont le rôle consiste à porter les positions congolaises dans ces différentes enceintes et à assurer la continuité du dialogue avec les organisations internationales.
D’Ebola aux crises humanitaires : faire entendre les besoins de la RDC
La séquence Ebola illustre concrètement cette fonction. Le 1er septembre 2026, Paul Empole Efambe a participé à un briefing de haut niveau organisé à Genève autour de la riposte internationale à l’épidémie, aux côtés notamment du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et du secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des affaires humanitaires, Tom Fletcher.
Cette présence permet à la RDC de défendre directement ses besoins auprès des institutions susceptibles de mobiliser financement, assistance technique, capacités médicales et moyens humanitaires.
La Mission permanente inscrit officiellement la santé publique et l’action humanitaire parmi ses priorités, au même titre que les droits humains, la paix et la sécurité, le développement durable et la coopération internationale.
Dans un pays confronté à des crises sanitaires et humanitaires majeures, Genève devient ainsi un espace de mobilisation internationale, où les besoins exprimés par Kinshasa peuvent être relayés auprès des agences spécialisées et des partenaires internationaux.
Droits humains, justice et mémoire : porter la voix des victimes congolaises
L’action de la Mission s’étend également au Conseil des droits de l’homme. En 2025, Paul Empole Efambe a exercé les fonctions de vice-président et rapporteur du Conseil, donnant à la RDC une responsabilité institutionnelle au sein de cette importante enceinte onusienne consacrée aux droits humains.
En septembre 2025, la Mission permanente a également collaboré avec le FONAREV et la CIA-VAR autour d’un événement consacré à la mémoire des violences, à la vérité et à la justice en RDC.
L’objectif est de faire entrer les problématiques congolaises dans les mécanismes internationaux consacrés aux droits humains, à la lutte contre l’impunité et à la protection des victimes.
Cette diplomatie de présence vise ainsi à maintenir les crises congolaises dans les espaces internationaux où peuvent se construire des réponses institutionnelles.
Désarmement, paix et sécurité : la RDC au cœur des débats internationaux
Pour un pays confronté depuis plus de deux décennies à des conflits armés dans sa partie orientale, la question du désarmement possède une dimension directement sécuritaire.
En 2022, Paul Empole Efambe a présidé la Conférence du désarmement, l’une des principales enceintes multilatérales consacrées aux questions de désarmement et de sécurité internationale. Dans ses interventions, il a notamment mis en avant les préoccupations de la RDC concernant les mines antipersonnel, les armes légères et de petit calibre ainsi que les engins explosifs improvisés, en établissant un lien avec la persistance des groupes armés dans l’est du pays.
Cette expérience illustre la capacité de la Mission permanente à faire passer les préoccupations sécuritaires congolaises dans les débats internationaux sur le contrôle des armements et la prévention des conflits.
Elle complète son action auprès des autres institutions spécialisées de Genève. Santé, droits humains, désarmement, action humanitaire : autant de dossiers qui permettent à Kinshasa de défendre ses intérêts dans des enceintes différentes mais complémentaires.
Le bilan observable ne signifie pas que toutes les difficultés de la RDC sont résolues par la diplomatie. Il montre plutôt une organisation capable de maintenir les priorités congolaises à l’agenda international, de créer des espaces de dialogue et de connecter Kinshasa aux institutions disposant des instruments d’action.
À Genève, la Mission permanente apparaît ainsi comme l’un des instruments de la diplomatie multilatérale congolaise : une présence institutionnelle qui transforme les crises et priorités nationales en dossiers portés au sein des mécanismes internationaux.





























