La République démocratique du Congo poursuit sa mobilisation face à l’épidémie d’Ebola, alors que les derniers chiffres communiqués au 3 octobre 2026 témoignent de l’ampleur persistante de la crise sanitaire. La riposte est actuellement déployée dans sept provinces et 64 zones de santé touchées, avec une attention particulière portée à la surveillance épidémiologique, au dépistage et au suivi des personnes ayant été en contact avec des cas.
Selon le point de situation du 3 octobre, 8 544 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie. Parmi les personnes prises en charge, 824 patients se trouvent encore en isolement ou en hospitalisation, tandis que 2 230 personnes ont été déclarées guéries.
Le bilan humain demeure toutefois lourd. 4 114 décès ont été recensés, portant le taux de létalité à 48,2 %. Ces chiffres illustrent la gravité de l’épidémie et la nécessité de maintenir les capacités de prise en charge médicale et de surveillance dans les zones affectées.
17 patients déclarés guéris en 24 heures
Malgré la persistance de l’épidémie, la riposte enregistre également des signes encourageants. Dix-sept patients ont été déclarés guéris au cours des dernières 24 heures, portant à 2 230 le nombre total de personnes ayant vaincu la maladie.
Ces guérisons constituent un indicateur important de l’efficacité de la prise en charge des patients, mais également de la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour identifier rapidement les cas et assurer leur orientation vers les structures appropriées.
La prise en charge des personnes infectées reste ainsi au cœur de la réponse, parallèlement aux mesures visant à empêcher de nouvelles chaînes de transmission.
Le suivi des contacts reste déterminant
Autre indicateur clé : le suivi des contacts atteint 73,8 %. Ce dispositif permet aux équipes de santé de surveiller les personnes ayant été exposées au virus et de détecter rapidement l’apparition éventuelle de symptômes.
Dans une épidémie à forte létalité, l’identification précoce des cas constitue en effet un élément essentiel de la stratégie de contrôle. Elle permet à la fois de réduire les risques de transmission et d’accélérer la prise en charge des personnes infectées.
La surveillance épidémiologique demeure donc indispensable, notamment dans les zones de santé où la circulation du virus impose une vigilance constante.
La mobilisation communautaire se poursuit
Au-delà des interventions médicales, la riposte repose également sur la mobilisation des communautés. Les opérations de sensibilisation visent notamment à renforcer l’adhésion aux mesures de prévention, à encourager le recours rapide aux services de santé et à faciliter la collaboration avec les équipes déployées sur le terrain.
Avec 8 544 cas confirmés, 4 114 décès et 2 230 guérisons, la RDC fait toujours face à une situation sanitaire particulièrement préoccupante. La poursuite de la surveillance, du dépistage, du suivi des contacts et de la mobilisation communautaire apparaît ainsi déterminante pour contenir la propagation du virus et réduire progressivement l’impact de l’épidémie.





























