L’AFC/M23 maintient une emprise sur une large partie du Nord-Kivu, alors que les principaux foyers de combats se concentrent désormais dans les territoires de Masisi et Walikale. La situation sécuritaire et humanitaire continue de se dégrader, dans un contexte marqué par l’utilisation d’armes lourdes et de drones.
Lors d’un briefing devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la MONUSCO a fait état de la persistance des affrontements entre l’AFC/M23 et ses alliés, soutenus par le Rwanda, et les FARDC et leurs alliés. L’intensification des combats entraîne de nouveaux déplacements de populations et complique davantage l’accès humanitaire dans plusieurs zones affectées.
La situation intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent à travers les processus de Doha et de Washington, destinés à favoriser une désescalade et à créer les conditions d’un règlement politique du conflit.
Sur le terrain, toutefois, la dynamique militaire reste préoccupante. L’usage d’armes lourdes et de drones témoigne d’une évolution des capacités engagées dans les affrontements et accroît les risques pour les populations civiles, déjà confrontées aux déplacements, à la perturbation des services essentiels et aux difficultés d’accès à l’aide humanitaire.
La MONUSCO continue parallèlement de soutenir les mécanismes de vérification et les initiatives destinées à consolider le cessez-le-feu. Une mission du Mécanisme élargi de vérification conjointe s’est notamment rendue à Masisi du 10 au 12 septembre, avec un appui logistique et sécuritaire de la mission onusienne.
Entre pression militaire et initiatives diplomatiques, l’Est de la RDC reste ainsi confronté à une équation particulièrement fragile : maintenir les canaux de dialogue tout en contenant une dynamique sécuritaire qui continue de peser lourdement sur les populations du Nord-Kivu.





























