La République démocratique du Congo vient d’obtenir un nouveau signal de soutien de la communauté internationale en matière de droits humains. Le projet de résolution A/HRC/63/L.7, consacré à l’assistance technique et au renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme en RDC, a été adopté sans vote lors de la 63ᵉ session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies. La RDC figure comme principal sponsor du projet.
Cette adoption intervient dans un contexte particulièrement sensible pour Kinshasa, confrontée à la persistance des violences et des violations des droits humains dans l’Est du pays. Elle vient également conforter la démarche portée à Genève par le ministre des Droits humains, S.E. Samuel Mbemba Kabuya, qui a fait de cette session un espace de plaidoyer mais aussi de présentation des réponses institutionnelles congolaises.
Samuel Mbemba, une présence diplomatique active à Genève
Le 2 octobre, devant le Conseil des droits de l’homme, le ministre a présenté la position de la RDC sur la situation des droits humains, tout en rappelant les priorités du Gouvernement en matière de justice et de protection des populations.
Son intervention ne s’est pas limitée à dénoncer les violations attribuées par Kinshasa au Rwanda et à l’AFC/M23. Samuel Mbemba Kabuya a également défendu les efforts engagés par les autorités congolaises pour répondre aux violations commises sur le territoire national.
Le ministre a notamment mis en avant la lutte contre l’impunité, la justice transitionnelle, le développement de la médecine légale, la protection des droits humains dans le secteur extractif et le renforcement des capacités des institutions et des agents publics.
Cette orientation correspond aux priorités stratégiques assignées au ministère des Droits humains, parmi lesquelles figurent précisément la mise en œuvre de la justice transitionnelle, la redynamisation des divisions provinciales des droits de l’homme et la défense des intérêts de la RDC devant les instances internationales et régionales.
De la dénonciation à la construction de capacités
L’un des apports majeurs de cette séquence diplomatique réside dans la volonté de Kinshasa de ne pas limiter son action internationale à la dénonciation des violations.
Pour Samuel Mbemba Kabuya, l’assistance internationale doit contribuer à construire des capacités nationales durables. L’objectif consiste notamment à permettre aux institutions congolaises de mieux documenter les violations, renforcer les mécanismes judiciaires, protéger les victimes et prévenir la répétition des crimes.
Cette vision donne un contenu concret au projet de résolution adopté à Genève. L’assistance technique et le renforcement des capacités ne sont plus présentés comme de simples mécanismes d’accompagnement, mais comme des instruments destinés à consolider progressivement l’État de droit et les institutions chargées de la protection des droits humains.
Une action qui dépasse le Conseil des droits de l’homme
La séquence genevoise du ministre s’est également étendue à d’autres espaces diplomatiques. Le 30 septembre, Samuel Mbemba Kabuya a présidé un événement de haut niveau consacré aux violences sexuelles liées aux conflits, alors que la RDC assure en 2026 la présidence de la Preventing Sexual Violence Initiative (PSVI).
À cette occasion, Kinshasa a défendu plusieurs propositions, notamment le renforcement de la lutte contre l’impunité, la création d’un secrétariat global de la PSVI et une meilleure protection des victimes et des enfants nés de violences sexuelles liées aux conflits.
Cette présence multiforme traduit une volonté de placer les droits humains au cœur de l’action diplomatique congolaise. Elle permet également au ministère de présenter la RDC non seulement comme un pays confronté à des violations graves, mais comme un État qui entend développer ses propres instruments de prévention, de justice et de protection.
Une résolution qui ouvre une nouvelle phase
L’adoption sans vote de A/HRC/63/L.7 constitue ainsi un acquis diplomatique important pour Kinshasa. Elle intervient après une séquence durant laquelle le ministère des Droits humains a multiplié les échanges avec les États, les institutions internationales et les organisations de la société civile.
Pour Samuel Mbemba Kabuya, l’enjeu sera désormais de transformer ce soutien international en capacités opérationnelles sur le terrain. La justice transitionnelle, la médecine légale, la documentation des violations, la protection des victimes et la formation des acteurs publics constituent autant de chantiers qui nécessitent un accompagnement dans la durée.
À Genève, le ministre a donc défendu une ligne claire : faire du plaidoyer international un levier au service des réformes nationales. L’adoption de la résolution A/HRC/63/L.7 offre désormais à la RDC un cadre supplémentaire pour poursuivre cette dynamique et renforcer la capacité de ses institutions à protéger les droits humains.
Dans cette perspective, l’action de Samuel Mbemba Kabuya et de son ministère s’inscrit dans une logique allant de la dénonciation des violations à la construction de réponses institutionnelles, avec l’ambition de faire de la coopération internationale un instrument concret au service de la justice, des victimes et de l’État de droit.





























