Kidal repasse sous contrôle des forces maliennes. L’armée, soutenue par des combattants russes de l’Africa Corps, est entrée dans la ville mardi 6 octobre après plusieurs jours d’opérations militaires dans la région. Le Front de libération de l’Azawad (FLA), qui contrôlait Kidal depuis avril, avait annoncé auparavant le retrait de ses combattants, qualifié de « repli stratégique et maîtrisé ».
Une opération aéroterrestre dans la région de Kidal
L’armée malienne avait lancé ces derniers jours d’importants mouvements de troupes autour de Kidal, accompagnés de frappes aériennes. Selon l’état-major malien, ces opérations s’inscrivent dans une campagne visant les groupes armés et leurs réseaux d’approvisionnement dans le nord du pays.
Des convois militaires avaient notamment rejoint les positions d’Anéfis et d’Aguelhoc, deux points stratégiques de la région. Le dispositif associait des éléments des forces maliennes et des combattants de l’Africa Corps, partenaire sécuritaire russe de Bamako.
Le FLA quitte la ville sans combat direct
Dans un communiqué, le FLA a confirmé le retrait de ses forces de Kidal. Son porte-parole, Mohamed Elmaouloud Ramadane, présente cette décision comme une mesure temporaire destinée notamment à préserver les capacités humaines et logistiques du mouvement.
Le FLA affirme que son retrait s’est effectué sans affrontement terrestre direct avec les forces maliennes et leurs alliés russes. Le mouvement justifie également sa décision par les risques qu’il estime croissants pour les populations civiles, en lien avec les opérations aériennes menées dans la région. Ces accusations concernant les dégâts causés aux infrastructures civiles n’ont toutefois pas été établies de manière indépendante.
Kidal, un enjeu stratégique pour Bamako
La reprise de Kidal constitue un nouvel épisode majeur dans la lutte pour le contrôle du nord du Mali. La ville avait déjà été reprise par les forces maliennes et Wagner en novembre 2023, avant de retomber aux mains du FLA lors de l’offensive d’avril 2026 menée avec le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda.
Le retour des forces maliennes à Kidal intervient ainsi moins de six mois après leur retrait de la ville. Pour Bamako, l’enjeu dépasse le contrôle d’un centre urbain : il s’agit également de réaffirmer son dispositif dans une région stratégique proche de la frontière algérienne.
Le FLA, de son côté, affirme ne pas renoncer à ses objectifs politiques et indique que son retrait ne constitue pas la fin de son combat pour une solution à la question de l’Azawad.





























